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Big Brother habite Place Beauvau ? Exégèse en libertés

Rédigé par dada / 04 avril 2018 / Aucun commentaire


Avec la sortie de Peertube , on commence à voir fleurir un peu partout du contenu qu'il fait bon voir en dehors de Youtube, et dans ce bon contenu, il y a la dernière vidéo de la chaîne Thinkerview : Big Brother habite Place Beauvau ? Exégèse en libertés.

Je vous la lâche ici pour vous inviter à la regarder :


Elle fait du bien au cerveau. C'est vraiment de la bonne bouffe, pour parler simple. On y entend parler de Facebook, d'économie du numérique, de droit, d'House of Cards, d'Europe, de Neutralité du Net, de bouquins, d'histoire, de droit, de vie privée, de bataille à la David contre Goliath, de mensonges et j'en passe. C'est presque 2h de plaisir.

Avec elle, un toot qui n'en résume pas son contenu mais qui reprend la dernière intervention de Benjamin Bayart :


Android, Nextcloud, son application Contacts, DAVdroid et l'erreur 15

Rédigé par dada / 07 septembre 2016 / 2 commentaires


Il y a des trucs qui m'ont gonflé ces derniers jours et cette erreur en fait partie :
java.lang.IllegalStateException: [Error 15] PREF parameter value is malformed 
Pas très claire, pas super bavarde, y'a pas pire comme type d'erreur, surtout quand on aime bien gérer son propre serveur pour pouvoir profiter de la synchronisation des contacts de son téléphone avec son instance Nextcloud. Bon, je triche un peu, c'est une erreur Java, c'est plus verbeux que ça, mais j'allais pas déformer ce billet avec son blabla.
J'ai commencé par faire les trucs de base : sauvegarder mes contacts sur le téléphone, vider le carnet d'adresses, vider l'application Contacts de son contenu et lancer une synchronisation après avoir fait ce grand ménage. Rien à faire, ça pétait toujours. #Tristitude

En traînant sur l'internet mondial, j'apprends qu'il y a plusieurs versions du protocole VCard, le format ouvert qui permet l’échange des cartes visites, ou dit plus clairement, l’échange de nos contacts du téléphone. C'est lui que CardDav manipule. On ne va pas rentrer les détails mais, comme tout machin avec une RFC, une ligne de conduite claire, faut filer droit. A priori, les applications qui se cognent la manipulation des VCard savent ce qu'elles font, ou pas.
Je ne sais pas vraiment depuis quand la valeur PREF traîne dans les informations de mes contacts, mais ce merdeux est presque partout et il est mal utilisé. Exemple :
BEGIN:VCARD
VERSION:2.1
N:Johansson;Scarlett;;;
FN:Scarlett Johansson
TEL;CELL;PREF:+42612345678
END:VCARD
Remarquez bien ce maudit PREF qui se balade entre CELL et le numéro de téléphone : il n'a rien à faire ! La ligne TEL doit contenir les informations relatives au 06 du contact, ce que le squatteur ne comprend pas.
Bref, pour corriger la synchro avec Contacts de Nextcloud via DAVdroid, il suffit de le faire sauter. C'est comme ça que j'ai fait, ce n'est sans doute pas la façon la plus propre de faire, mais ça m'a défrustré.

La solution la plus simple, si vous êtes sous GNU/Linux et que vous savez un tout petit peu vous servir d'un terminal, c'est de :
  • Extraire son carnet d'adresse au format VCF
  • Ouvrir un terminal
  • Exécuter la commande suivante :
 sed -i "s/TEL;CELL;PREF:/TEL;VOICE:/g" contacts.vcf 
Avec cette simple manipulation, vous venez de faire sauter la totalité des occurrences de PREF; de votre carnet d'adresse en la remplaçant par VOICE;, qui ne pose pas de souci. Notez qu'il doit existe d'autre formats corrects pour la ligne TEL, vous pouvez fouiller si l'envie vous prend.
Enfin, vous pouvez tranquillement réimporter ce fichier édité dans le carnet d'adresse de votre téléphone et dans Nextcloud, ça marchera tout seul, sans cette fichue error 15.

Nextcloud 9 disponible, voyons voir

Rédigé par dada / 16 juin 2016 / 14 commentaires




L'un des derniers grand chambardement du monde libre de ces derniers temps est la création de Nextcloud par les fondateurs d'ownCloud. Ce bouleversement n’était attendu par personne, sauf si on s’intéressait aux mouvements des développeurs historiques d'ownCloud qui ont presque décidé de quitter le navire au même moment.

Bref, ownCloud perd ses fondateurs, met en marche une fondation et communique tant bien que mal pendant que ses papas foutent le camp pour pondre Nextcloud. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je migre vers Nextcloud.
Les promesses de ce dernier sont plutôt belles : fournir les fonctionnalités de la version professionnelle d'ownCloud nativement, sans devoir souscrire à une quelconque offre de support. Avec ça, comme ils le disent, on devrait avoir un cloud personnel plus efficace et, surtout, dépourvu des magouilles qui servaient à différencier la version communautaire de la version payante d'ownCloud.

Du coup, avec la sortie de leur première version, le moment est venu de passer le cap et d'y aller. Mais d'abord, un peu de méfiance et de bon sens : ce genre de manipulation peut ne pas se passer comme prévu surtout si vous trainez quelques applications farfelues avec vous. Personnellement, j'ai une application qui ne m'a pas permis de faire la migration. Comme je devais faire du ménage et nettoyer mon serveur, j'ai sauté sur l'occasion pour repartir sur une installation de mon cloud personnel bien plus propre que l'ancienne.

Pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans la bascule, voici les manipulations à faire pour migrer d'OC à NC :
  • Faire des sauvegardes des fichiers (/data) et du config.php
  • Désactiver les applications tierces
  • Remplacer la totalité des fichiers d'ownCloud par ceux de Nextcloud
  • Mettre en place le config.php et le /data d'ownCloud dans Nextcloud
  • Lancer la procédure de mise à jour automatique
Et si tout va bien, après quelques minutes d'attente, le temps que la base de données soit mise à jour, Nextcloud apparait sous vos yeux. C'est bleu clair, un peu vif, mais on s'y fait.

Comme c'est encore une copie presque conforme, on ne s'y perd pas. J'y retrouve mes applications indispensables, c'est tout bon. Il ne reste plus qu'à rebalancer mes fichiers et tout sera de nouveau fonctionnel comme si de rien n’était.

Actuellement, seule l'application Android existe au nom de Nextcloud, pour le reste, comme le client de synchronisation du bureau, celui d'ownCloud est parfaitement fonctionnel.

Ce changement n'est pas encore très important d'un point de vue technique. C'est surtout un choix : celui de suivre les créateurs qui n'assument plus de passer par une division entre les utilisateurs commerciaux et les autres pour vivre de leur travail. Perso, j'y crois, j'aime ce genre d’idées.

Bon, maintenant, il faut que je dégage quelques stickers... /me soupire

ownCloud 9 disponible et fin de vie de ownCloud 7

Rédigé par dada / 09 mars 2016 / 2 commentaires




Trois mois environ après la dernière salve de mises à jours, ownCloud enchaîne avec une version 9 (y'a des images derrière ce lien, pas dans ce billet). Pour une logiciel qui a soufflé ses 6 ans le 1 janvier 2016, c'est franchement pas mal. Un petit tour de la liste des nouveautés est de rigueur !

Une fédération améliorée

Quand je parle de fédération, j'ai l'habitude d’enchaîner sur diaspora* alors qu'ownCloud le fait tout aussi bien. On pouvait déjà incorporer l'installation d'un ami ou d'une entité quelconque à sa propre instance pour pouvoir accéder, en quelques cliques, à ses fichiers partagés. Maintenant, on peut interagir avec ses propres utilisateurs. Du coup, on pourra facilement partager son cloud avec le cloud du voisin et de ses amis.

Une installation certifiée

Là, c'est le truc assez cool de cette version 9 : la mise à jour ou l'installation de son instance va déclencher le contrôle des fichiers utilisés. Pour ceux qui ne savent pas trop comment fonctionne une installation d'ownCloud sur un serveur, c'est assez simple : on copie/colle un paquet de fichiers dans le répertoire qui va bien et, avec un peu de magie, ça roule tout seul. Ce procéder est efficace, mais pas mal de monde, moi le premier, ne pensent pas à vérifier si ce qu'on dépose sur son serveur est bien le résultat du travail des développeurs. L'histoire de Linux Mint rappelle que ce genre de négligence peut entraîner un drame. Avec cette version 9, la vérification de l’authenticité des sources est automatique. Si ça vous intéresse, vous pouvez aller plus loin par ici (en anglais).

Un système de tags, de commentaires et des mises à jours d'application enfin visible

Dans les dernières nouveautés notables, on peut parler de l'ajout d'un système de commentaire. Vous allez pouvoir commenter vos répertoires et vos fichiers. Dans mon cas, l’intérêt est limite puisque je suis le seul à me servir de mon instance mais je me vois déjà hacker le système pour ajouter des notes par-ci, par-là pour ne pas oublier de modifier un répertoire ou de faire un truc important. Pour les tags, c'est à peu prêt la même conclusion personnelle, mais nul doute que des plus gros utilisateurs seront les apprécier.
Un dernier truc important, c'est l'ajout, enfin, de notifications lorsqu'une mise à jour d'une application est disponible. Avant ça, j'allais un peu au petit bonheur la chance, et pas très souvent, regarder si des màj étaient à faire. Les notifi', c'est toujours cool !


Pour finir, et je l'ai mis dans le titre parce que c'est important et parce que personne ne pensera à regarder : avec la sortie de ownCloud 9, c'est la version 7 qui est poussée vers la sortie. Ce 8 mars 2016 est sortie la dernière mise à jour de la branche 7 d'ownCloud et il est maintenant conseillé de passer à la version 8, ou 9 !

Si vous vous servez déjà d'ownCloud, n'attendez pas tout de suite la notification de mise à jour de l'Update Center. Comme d'habitude, il faudra encore attendre quelques jours avant de profiter de cette nouvelle version.

Le problème du logiciel libre dans le cloud

Rédigé par dada / 10 janvier 2016 / 5 commentaires


En matière d'informatique dans les nuages, les logiciels libres et open source sont souvent des pointures. Qu'on parle d'ownCloud, de FreshRSS, du futur de Sonerezh pour ne parler que de ceux que j'utilise au quotidien, on se rend compte de leurs potentiels et de leurs intérêts : on se débarrasse de toutes contraintes pour ne faire que ce que l'on veut.

Pourtant, leur utilisation se heurte toujours à un problème : il faut avoir un nom de domaine et un serveur. Le nom de domaine est presque un souci négligeable quand on le compare à la gestion d'un serveur. Quelle distribution GNU/Linux ? Quel fournisseur ? Une fois qu'il est là, j'en fais quoi ? J'installe quoi ? Si on arrive à installer un petit quoi que ce soit, la question qui suit est la pérennité du serveur, sa stabilité, sa sécurité. Autant de choses qui font peurs et qui empêchent les Michus de se lancer dans l'aventure.

Je suis personnellement convaincu que ces services peuvent trouver leur place dans la vie numérique d'un grand nombre de personne une fois l'obstacle du serveur dépassé. Framasoft et sa campagne de Dégooglelisons internet montre qu'il existe un beau paquet d'utilisateurs qui aimerait se servir de la puissance du logiciel libre mais qui ne peuvent pas passer outre l'obstacle serveur.

Il existe des solutions pourtant : passer par des associations, comme Framasoft, passer par des fournisseurs de serveurs déjà configurés comme ceux de Scaleway ou se servir de Yunohost qui surcouche les traces de l'utilisation d'un serveur.
La première se veut être un POC, un Proof of Concept, une façon de montrer que les logiciels libres sont capables. La deuxième offre des outils intéressants mais ne dédouane pas l'utilisateur de savoir gérer un serveur. La dernière surcouche un fonctionnement complexe qui, sans prévenir, peut disjoncter et laisser l'utilisateur complètement perdu,

J'ai une idée en tête, je ne veux pas encore m'avancer sur sa définition, tellement elle me parait au choix trop simpliste ou trop tordue.