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Mobile

7 astuces pour économiser sa connexion 3G/4G et sa batterie

Rédigé par dada / 29 août 2019 / 7 commentaires


Android, pour ne parler que de lui, est devenu le Windows des systèmes d'exploitation mobiles. Voici quelques conseils pour le calmer et soulager votre téléphone.

1 - Utilisez Firefox comme navigateur par défaut

On vous dit qu'il est lent, qu'il est moins bien ? Laissez les gens parler. Utiliser ce navigateur par défaut en installant l'extension uBlock Origin permet de naviguer sur Internet sans charger les publicités et autres cochonneries. Sachant que les publicités peuvent représenter jusqu'à 25% du poids d'un site, ça fait 25% de data économisées ! Google Chrome a déclaré ne plus vouloir laisser les bloqueurs de pub travailler : laissez-le tomber.

2 - Installez Blokada

Blokada permet d'aller plus loin encore qu'avec Firefox en bloquant les échanges permanents de votre téléphone avec l'extérieur. Le coté smart de votre phone, ça se dit pour les choses qu'il balance à Internet, absolument pas pour sa capacité à utiliser des logiciels.
Avec Blokada, les applications que vous avez ne pourront plus aller pomper votre forfait 3G sans votre accord.

3 - Supprimez les applications inutiles

Vous lisez, disons, la presse en ligne ? Supprimez tout de suite leurs applications mobiles et optez pour les PWA. Késako ? Votre téléphone est parfaitement capable de créer une application à partir d'un site web. C'est ça, une Progressive Web App : c'est créer une application LeMonde sans installer l'application du même nom. Dans 99% des cas, les applications n'apportent rien et bouffent votre data pour envoyer des statistiques aux entreprises partenaires. En allant sur ces sites avec Firefox, une petite maison avec une croix à l'intérieur va apparaître : en cliquant dessus, vous installez votre application, économique celle-là. Trop facile.

4 - Supprimez les applications Google

Si vous découvrez maintenant que les applications de Google consomment de la data alors que vous ne vous en servez pas, il est temps de sortir de votre grotte ! Que ce soit Mail, Maps, Docs ou les autres, elles communiquent en permanence avec les serveurs d'Alphabet, consommant votre data, épuisant votre batterie alors que vous n'avez rien demandé.
Prenez un peu de temps pour nettoyer votre téléphone et vous sauvegarderez de la data et de la batterie ! Il existe un paquet d'applications effectuant les mêmes tâches, sans siphonner votre forfait 4G.

5 - Désactivez les services inutilisés

Vous avez sans doute pris l'habitude de laisser le Wifi, le Bluetooth ou encore le GPS activés ? Désactivez tout ça quand vous n'en avez pas besoin. Avec le Wifi actif loin de votre boxe, votre téléphone, perdu, essaiera de se connecter à tous les réseaux qu'il va croiser, en suçant votre batterie. Idem pour le Bluetooth. Pour le GPS, c'est encore pire : il vous géolocalisera tout le temps pour répondre à la curiosité des applications que vous traînez. Dégagez tout ça !

6 - Streaming, Réseaux sociaux

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé combien vous coûtent les applications de streaming musical ? Perso, au rythme de 4 ou 5 albums que j'ajoute à ma collection par an, j'ai de quoi écouter de la musique d’excellente qualité pour 70€ l'année. Le truc magique ? Prenez 5min pour copier/coller votre collection dans la carte SD de votre téléphone.
Les réseaux sociaux ? Vraiment ? On en parle ? L'application Facebook pompe jusqu'à 20% de votre batterie. Twitter ? Vous utilisez encore ce truc à la con ? Viendez sur Mastodon, plutôt.

7 - Installez une ROM alternative

Les constructeurs et vendeurs bourrent votre téléphone d'applications lamentables : des applications qui fonctionnent sans rien vous demander tout en massacrant votre 4G et votre batterie.
Pour vous débarrasser de façon radicale de toutes ces cochonneries, pensez à aller voir du côté de /e/OS : si votre téléphone est compatible, tentez votre chance et essayez-le ! Vous pourrez toujours installer des applications du Playstore, mais uniquement celles que vous voulez, ce coup-ci !

Enfin voilà. Prenez le temps de faire du ménage, de reprendre le contrôle du machin que vous laissez dans la poche et vous serez plus heureux.

/e/ sur mon 5T, une semaine plus tard

Rédigé par dada / 03 décembre 2018 / 6 commentaires

Je vais vous étonner. Vraiment. Après une semaine d'utilisation, je peux affirmer que /e/, ça marche.

Si vous avez la bonne idée de me suivre, ici , dans le web 3.0, vous savez que j'ai régulièrement écrit autour de mes aventures avec cette version d'Android un peu spéciale. Je vais y revenir dans ce billet avec plus d'images et des phrases un peu plus longues.

Une version d'Android connectée

Je n'ai jamais lu le site officiel en long, en large et en travers. Jamais. Tout ce que j'ai découvert cette semaine ne provient que de mes tâtonnements. Dans mon précédent billet, je soupçonnais /e/ d'utiliser un Nextcloud pour balancer l'intégralité du contenu important du téléphone dans les nuages. C'est maintenant vérifié. Il suffisait que je me rende sur https://ecloud.global pour le confirmer.


Ça ne saute pas tout de suite aux yeux alors je suis allé voir dans les sources de la page : à l'heure où j'écris ces lignes, Ecloud tourne avec un Nextcloud 14.0.3. Pour info, la dernière version stable de NC est là 14.0.4 et elle est sortie la semaine dernière. Ils ne sont pas encore à jour mais rien d'alarmant.

Voici les données nativement balancées dans l'instance Nextcloud :


On appréciera, ou pas, de voir tout ça partir sur les serveurs de la Fondation, mais c'est là et ça facilitera la vie de celles et ceux qui ne veulent pas maintenir un serveur faisant tourner un Nextcloud.

Autre point important : l'infrastructure utilisée est celle d'OVH, loin des GAFAM. Ça me paraissait évident mais le vérifier rassure toujours.

C'est là, mais pas vraiment

Maintenant que vous savez ce qu'il y a derrière les comptes /e/, je vais vous déconseiller de vous en servir pour le moment. Ça n'est pas à cause des seulement 50 Mo disponibles, c'est parce que la synchro ne semble jamais s’arrêter.

J'étais, depuis quelques heures, loin d'une connexion wifi amicale quand je me suis rendu compte que ma batterie foutait le camp. Si vous avez aussi un téléphone de la marque OnePlus, appréciez cette capture d'écran :


65% de batterie pour moins de 10 heures d'autonomie, on est bien loin des presque 3 nuits et 2 jours d'autonomie observable en temps normal. L'explication ? J'en sais trop rien encore. La synchro semble déconner et passe son temps à uploader des trucs. Comme c'est géré par l'application Nextcloud qu'on sait être ultra gourmande : ça massacre la batterie.

En vrac

- L'alerte sur la consommation de data fonctionne. Ma mésaventure avec mon compte /e/ a fait sonner l'alarme après la disparition de 2 Go de datas dans la nature.
- J'ai découvert que /e/ respectait la configuration par défaut de Silence. Le mode incognito m'a d'abord fait penser à un bug avant qu'on me confirme qu'il s'agit de quelque chose d'absolument normal.
- Je n'ai pas réussi à remettre en place les raccourcis Firefox sur le bureau. J'avais l'habitude d'en faire pour Pixelfed, Peertube et Prismo. L'option est grisée, ce qui me fait penser à un souci de permission.
- Les quelques applications issues du magasin d'application de Google fonctionnent. MicroG s'en sort bien pour moi. En parlant de ça, Aurora Store est vraiment super !
- Le développement est bien actif : on a le droit à 850 Mo d'OTA tous les deux jours, environ. Les changelogs sont disponibles par ici.
- J'ai toujours pas retrouvé comment me servir du lecteur d’empreinte pour scroller. Arg.

Pourquoi ne pas améliorer LineageOS ?

En parlant de /e/ sur Mastodon, je me suis rendu compte qu'il y avait des controverses au sujet de cet OS.

Le grand chef de cette aventure est connu pour avoir créé Mandrake, un fork de Red Hat à l'époque où ce dernier avait une interface franchement Meh. Les plus anciens se souviendront de cette envie qui marqua l'histoire de Linux en France. Il semble à nouveau tenter le coup, avec Android ce coup-ci. Trier ce qu'il y a de primordial pour l’utilisateur, c'est franchement une bonne idée. Les gens ne veulent pas plus savoir comment fonctionnent leur téléphone que leur PC.

Nous savons tous que Ubuntu se base outrageusement sur Debian pour faire son beurre. Il a fallu un peu de temps pour que la valeur ajoutée produite par Ubuntu redescende dans Debian. Ça a coincé un temps, mais c'est bon maintenant. Aussi, plus grand monde ne peste contre Mint qui pompe sur Ubuntu qui pompe sur Debian. Est-ce que /e/ et LineageOS ne pourraient pas se retrouver aussi dans un jeu gagnant-gagnant ? Sans doute que si.

Bref.

Une capture d'écran pour la fin ?


Retours sur /e/ dans un OnePlus 5T

Rédigé par dada / 26 novembre 2018 / 16 commentaires



C'est donc un dimanche soir, vers 18h, que j'ai décidé de faire ce que j'avais quasiment juré d'arrêter : changer l'OS de mon téléphone.
Je fais partie de celles et ceux qui se sont jetés sur FirefoxOS en y croyant, puis sur Ubuntu Touch, en y croyant déjà moins. L'expérience des abandons et des échecs m'avait pourtant bien fait comprendre que les OS alternatifs sur un objet aussi important que le mobile étaient une mauvaise idée. Et pourtant. Merci Monseigneur.

/e/ ?

Ne me demandez pas comment ça se prononce. Pas la moindre idée. C'est pourtant un OS alternatif basé sur Android dont on entend souvent parler sur Mastodon. N'essayez pas de retrouver le hashtag qui va bien, le nom de l'OS ne permet pas d'en faire une pub correcte. C'est le compte de Gaël Duval qu'il faut suivre pour se tenir informé.
Pour plus d'informations, je vous redirige vers le site officiel de la fondation derrière ce projet. Il faut simplement retenir que l'OS se veut respectueux de la vie privée : ciao les Google Apps, Services et autres cochonneries installées de force dans votre mobile.

/e/ est un projet à but non lucratif, dans l’intérêt de tous. Nous concevons des systèmes d’exploitation mobile open source et des services en lignes associés, qui respectent la vie privée et les données personnelles de chacun.
Nous sommes une équipe internationale d’entrepreneurs expérimentés, de développeurs et de designers, qui s’appuie sur une communauté de contributeurs grandissante.

À quoi ça ressemble ?

 

Pas grand-chose à raconter. C'est une version propre d'Android avec un thème et un jeu d'icônes personnalisés.

Les applications par défaut

On retrouve les grands classiques bien connus des libristes :
  • K9Mail pour gérer les mails
  • Signal et Telegram pour les SMS & co
  • Chrome (Chromium ?) comme navigateur par défaut
  • Davdroid pour gérer les carnets d'adresses distants
  • Etar pour le calendrier
  • Notes pour la prise de notes
  • Tasks comme gestionnaire de tâches
  • Magic Earth pour le GPS
  • Nextcloud comme gestionnaire de fichiers
  • Open Camera pour la photo
Personnellement, je ne comprends pas le choix de Chromium. Je reste un adorateur de Mozilla, avec tous les travers que cela entraîne.
Leur navigateur vient avec une configuration particulière : il a pour moteur de recherche par défaut l'instance Searx de la /e/ Foundation.

Sous le capot

Sous le capot, on retrouve une version 8.1.0 d'Android avec les correctifs de sécurité datés du 5 novembre. En passant par la page d'installation de l'OS, on remarque que c'est effectivement une version de LineageOS remastérisée à la sauce /e/. Mastodon me raconte qu'un OS débarrassé des services Google et avec des services de synchronisation, ça existait : CyanogenMod.

Des services ?

Un mail

Si vous en faites la demande, ça n'a rien d'obligatoire, vous pouvez demander la création d'un compte en @e.email. Ce faisant, vous obtiendrez une nouvelle adresse à ajouter entre celle qui sert pour le boulot, la Gmail à spam et la Protonmail qui va bien. Une fois le compte créé, c'est sur un Rainloop que vous allez atterrir.


Sauvegarde des comptes et fichiers



J'ai l'impression qu'ils ont une instance Nextcloud sur leurs serveurs. La liste des applications permet de ne pas trop en douter. C'est une solution simple et bien supportée pour synchroniser tout le contenu important d'un téléphone moderne.

Le magasin d'applications

Là, j'ai un peu froncé les sourcils : il n'y a pas de store par défaut. Si vous en voulez un, c'est à vous d'aller le choper en passant par le navigateur. C'est une manipulation marrante : lancer le navigateur pour aller taper sur une instance Searx et enfin télécharger, disons, F-droid, c'est un truc qu'on ne fait pas souvent.

F-droid

Une fois installé à la main, F-droid ne pose pas de problème. Tout roule. J'ai installé une version complète de Nextcloud, Fennec (Firefox), Maps, Silence pour mes SMS et Tusky.

Aurora Store

C'est encore sur Mastodon qu'on m'a conseillé ce store. Aurora est un fork de Yalp. Il permet d'aller récupérer sereinement vos applications uniquement disponibles sur le Play Store de Google.  J'ai réussi à installer mes applications critiques : ProtonMail, ProtonVPN, les applications SNCF et celle de ma banque. Et ça marche. Au choix, vous pouvez vous connecter avec votre compte Google pour retrouver les applications que vous auriez achetées ou passer par leur service anonyme.

Des soucis ?

À l'installation de Tusky, le navigateur qui vient avec /e/ ne m'a pas permis d'autoriser la connexion à mon instance. J'ai dû installer Fennec depuis F-droid et le configurer comme navigateur par défaut pour y arriver.
Autant j'ai réussi à installer des applications du Play Store depuis Aurora sans problème et réussir à m'en servir, autant l'application Qobuz s'est lamentablement vautrée. Rien à faire, elle ne démarre pas. Moi qui envisageais de m'y abonner pour de bon, c'est mal barré. C'est corrigé.

Est-ce que c'est vraiment utilisable ?

OnePlus 5T

Pour le moment, pas grand-chose à signaler. /e/ fonctionne et permet de renouer avec un Android propre. Mon téléphone supporte bien la chose. Même le lecteur d'empreinte fonctionne. J'aimerais bien réussir à le configurer non pas pour qu'il lise le bout de mes doigts mais pour m'en servir comme pavé tactile. Je n'ai pas encore retrouvé l'option.
Au niveau de l'appareil photo, chose pour laquelle j'avais décidé d'acheter un OnePlus 5T, je doute qu'on retrouve le même niveau de qualité que sur OxygenOS. Par exemple, je ne retrouve pas la possibilité de passer par le zoom optique du deuxième capteur. Après, je ne m'en sers jamais. Quant à l'application Open Camera, elle semble quand même fournir une foule d'options intéressantes. N'oubliez pas d'aller régler la résolution à fond dans les options si vous vous voulez retrouver quelque chose qui se rapproche de ce que vous aviez avant.

En général

Avant de vous lancer dans l'aventure, n'oubliez pas que l'absence de Play Store va vous pénaliser d'une façon ou d'une autre. L’intégration de MicroG permet de vivoter mais n'apporte pas de miracle. Les applications sont de plus en plus dépendantes des services Google pour fonctionner. Google a réussi son coup : les développeurs ne regardent même plus ce qu'il y a dans leur SDK et ajoutent des dépendances dégueulasses à la truelle.

Gardez aussi à l'esprit que c'est un OS en version alpha, à utiliser à vos risques et périls.

Je me souviens de l'époque de FirefoxOS : nous étions beaucoup à avoir spécialement acheté les téléphones siglés pour pouvoir nous en servir. J'avais spécialement commandé le téléphone de référence des développeurs, le Flame, pour en avoir un peu plus sous le capot. Certains avaient même pris de leur temps pour aller en faire la promotion dans des grandes surfaces. Une période assez dingue quand on y repense. Le choix de /e/ loin des délires de Mozilla me rassure, un peu. La suite ? On verra.

Liens utiles :

Nettoyer Android sans être root

Rédigé par dada / 27 octobre 2018 / 15 commentaires


Les vieux téléphones sous des vieilles versions d'Android, c'est la plaie. Dans la famille, il y en a un, un Wiko Rainbow Lite 4G sous Android 5.1.1. Il n'est, évidemment, plus supporté par son constructeur et les ROM alternatives n'existent pas : il est en fin de vie et son utilisation est dangereuse. M'enfin, on doit faire avec en attendant de le changer.

Dans les cochonneries qu'une vieille version d'Android traîne avec elle, en plus des failles de sécu, il y a l'espace disque complètement pris par les applications, Google en tête. La succession de mises à jour a complètement obstrué le peu de mémoire interne de la bête, la rendant peu utilisable.

La solution ? Supprimer les applications inutilisées pour laisser souffler l'OS et dégager les alertes incessantes "Mettez à jour les applications" et "Plus d'espace disque suffisant pour mettre à jour les applications" ! Problème, il n'y a quasiment aucune application tierce et seules les Google Machins monopolisent la carte mémoire. Applications qu'on ne peut pas supprimer en passant par la jolie interface désuète d'Android Lollipop.

J'avais entendu parler d'un toot racontant qu'il était possible de s'en sortir avec quelques commandes ADB. Une demande d'aide sur Mastodon et quelques minutes plus tard, on est parti !

Merci les copains !

Voici donc un rapide tutoriel pour vous en sortir si l'envie vous prend de nettoyer un vieux smartphone, sans être root, de toutes les applications sans intérêt.

Note importante : vous pouvez rendre votre téléphone inutilisable en supprimant une application qu-il-aurait-pas-fallu-la-supprimer. Faites attention !

Installer ADB

Sans lui, vous ne pourrez rien faire :
# apt install android-tools-adb

Mode développeur

- Passez votre téléphone en mode développeur en tapotant sur son numéro de build.

- Branchez votre téléphone à votre PC.

- Vérifiez qu'il repère bien votre téléphone avec la commande adb devices.
$ adb devices
List of devices attached
* daemon not running; starting now at tcp:5037
* daemon started successfully
4326d6ec    device

"4326d6ec device" indique qu'il y a bien un téléphone reconnu par mon PC.

Lister les applications

Si vous en êtes là, vous devriez pouvoir lister les applications installées dans votre téléphone :
$ adb shell pm list packages
package:com.qrd.omadownload
package:com.android.providers.telephony
package:com.google.android.googlequicksearchbox
package:com.android.providers.calendar
package:com.android.providers.media
[...]

La suppression

Pour supprimer une application dont vous n'avez plus rien à faire :
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.youtube
Success
Le Success parle de lui même : l'application YouTube a dégagé du téléphone !

Mon nettoyage

Alerte : ne faites pas ça chez vous sans prendre le temps de réfléchir. Le propriétaire du téléphone massacré ci-dessous a des besoins très limités !

Voici la liste des applications supprimées du Wiko qui a passé un sale quart d'heure entre mes mains et qui marche toujours :
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.youtube
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.music
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.talk
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.videos
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.apps.genie.geniewidget
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.android.chrome
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.apps.docs
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.apps.photos
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.apps.cloudprint
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.tomaszmarzeion.notepad
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.apps.maps
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.google.android.googlequicksearchbox
$ adb shell pm uninstall --user 0 com.android.music
Et voilà !

Pour finir et si vous voulez aller plus loin, foncez lire le billet d'Étienne Deparis : Désinstaller des applications système d'Android.

Bloquer les pubs : j'ai installé Pi-Hole derrière une Freebox

Rédigé par dada / 05 juin 2018 / 31 commentaires




Étant coincé pendant encore quelques temps dans la maison familiale, j'ai du trouver des occupations. Première idée : installer un Pi-Hole.

L'idée derrière tout ça ? Trouver une utilité à l'une de mes 3 Raspberry Pi.
L'utilité derrière tout ça ? Mettre en place un système simple permettant aux membres de ma famille, qui passent souvent par cette baraque, de ne plus être emmerdés par les pubs et autres.

Je suis le "toi qui t'y connais en informatique" local. Ça m'ouvre des droits et des devoirs. Avec des géniteurs frôlant les 70 ans, je me dois de prendre en main certaines choses. J'ai déjà réussi à passer un ordinateur portable sous Debian pour l'une mais l'autre doit continuer à se servir d'un Windows. Ils sont bien au courant des histoires de pubs, de flicages et de contenus sponsorisés, mais bon, autant prendre le temps de mettre en place une petite bête qui va s'occuper de tout ça pour eux. Et je ne parle pas d'une branche qui ne jure que par Apple et dont certaines notions citées juste avant n'allument aucune lanterne.

Installer Pi-Hole

Si vous passez par Raspbian, prenez le temps de flasher sa carte SD avec la version Stretch de l'OS sans quoi vous ne pourrez pas vous servir de l'outil. Une sombre configuration de dnsmask plante la chose si vous n'êtes pas à jour.
Pensez aussi à faire un "apt update" avant de lancer l'installeur : j'avais des soucis avec les dépôts et Pi-Hole, sans rien m'expliquer, refusait de s'installer.

Pas de blabla autour de l'installation. Si vous avez une Raspberry et que vous passez par ce blog, vous devriez réussir à faire un curl et appuyer 6 fois sur la touche entrée.

Ajouter la blacklist manquante

J'ai ajouté une blacklist orientée francophones en plus de celles activées par défaut : Liste_fr + Easylist

Ça ne fait pas de mal.

Configuration de la Freebox

Pour que la Freebox utilise Pi-Hole, il faut aller faire un tour dans l'interface de gestion de la bestiole de Free. La capture d'écran qui va bien :



Voyez l'adresse sur serveur DNS 1 : il s'agit de l'IP de la Rasbperry.

Éviter les emmerdes

Alors, quand on commence à faire ce genre de bêtise, il faut garder à l'esprit qu'une coupure de courant, ça arrive. Que ce passera-t-il si la Raspberry ne redémarre pas ? Plus "d'internet" pour les utilisateurs, le téléphone qui sonne, les "tu es responsable !".

- Configurer la réservation de l'adresse IP de la Raspberry pour ne pas perdre le Pi-Hole

Pour que l'IP de la Rasbperry ne change pas, vous devez impérativement la réserver. Ça se fait dans l'interface de la Freebox, dans la gestion de baux statiques.

- Activer la connexion SSH vers la Raspberry en cas de besoin

Cette configuration ne se fait pas depuis l'interface de la Freebox mais depuis le site Free.fr. Dans la rubrique de configuration du routeur, redirigez l'accès SSH depuis l'extérieur vers l'IP de la Rasbperry Pi et le port SSH que vous utilisez (22 par défaut).

- Préparer un mail avec des captures d'écran en cas de crash du Pi-Hole alors que vous faites le tour de la Jamaïque

Pour ce dernier point, je vous laisse aller à vote imagination pour trouver la solution la plus simple pour expliquer à des proches en colères comment corriger la situation en votre absence. C'est sportif, j'en suis conscient.

Notes étonnantes

  • L'utilisation d'une Raspberry Pi de vieille génération ne ralentie pas la navigation des 10 appareils branchés sur le réseau.
  • Si vous êtes utilisateurs de uBlock, sachez que ce dernier bloque directement depuis le navigateur les requêtes qui devraient être élimées par le Pi-Hole (cf ici).

Et voilà, fin du billet. Vous pouvez vous lancer dans l'aventure si ça vous chante et que vous êtes prêt à prendre des responsabilités dans le digital familiale. Moi, je vais jouer avec Funkwhale maintenant.

Des bisous