Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

Édito

Mozilla encore sous le feu des critiques

Rédigé par dada / 02 janvier 2019 / 4 commentaires


On prend les mêmes et on recommence. Ça devient lassant de lire toutes ces critiques envers la maison mère de Firefox. Vraiment. Les dernières nouvelles ont permis aux trolls de service de se lâcher :

Un autre thème que je voulais aborder : les contenus. Le Web en regorge, mais de nos jours, il est difficile de distinguer le vrai du faux. Nous avons au sein de Mozilla des experts qui doivent prendre part aux discussions sur le sujet et peuvent travailler sur des solutions expérimentales pour résoudre ce problème.

Ce paragraphe est extrait des derniers mots de Mitchell Baker, la cofondatrice de Mozilla. Qu'est-ce qu'on y lit ? Les plus tordus s'amuseront à le traduire en : "Nous allons configurer Firefox pour que les actualités qui ne nous plaisent pas mais qui pourraient vous intéresser n'apparaissent plus dans Firefox".

Dingue.

Ça me fait penser à l'intégration de Safe Browsing, l'outil de Google qui permet de recenser les sites crapuleux et de les bloquer. Qui continue à en parler ? Qui s'amuse à le désactiver lorsqu'il installe Firefox ? Sans doute personne, ou si peu. On se souvient pourtant du scandale : Google s'arrogeait le droit de couper l'accès à des sites dont le but était visiblement la malveillance. Mais de quel droit osent-ils ? Comment peut-on ?

Depuis, plus rien.

L'année 2018 a fait sortir l'influence des trolls, des crapuleux, des malhonnêtes, etc, du bois. Internet, le web, est partout et tout le monde ou presque y traîne ses gros doigts. Et les gens vont se battre pour l'orienter dans leurs intérêts.

On pourrait reprendre les mots de Baker sous cet éclairage : Mozilla va mettre sa charte et ses moyens aux services des internautes en plaçant des gens compétents au cœur des réunions qui vont certainement avoir lieu autour des notions de fakenews/désinformations/manipulations. Pour quoi faire ? Pour taper autant que possible du poing sur la table quand des mesures farfelues seront proposées.

Personnellement, quand je vois passer des liens qui redirigent les gens vers des blogs ou des torchons qui débitent des conneries dingues sur des décisions politiques entre deux billets traitant de l'existence, la vraie, d'agroglyphes : je veux bien que Firefox ouvre une popup pour m'avertir de la folie des rédacteurs.
Et moi, je m'en rends compte. Les Michus n'auront pas toujours le reflexe de s'intéresser aux contextes.

Mozilla peut se servir de ce qui lui reste de ses compétences et de sa notoriété pour nous aider. S'ils ne le font pas, nous quitterons tous le navire Firefox pour aller voir ailleurs. Pas chez Vivaldi, pas chez Brave, encore moins chez Chrome, mais pourquoi pas chez Librefox.

C'est facile de s'énerver quand la neutralité d'un navigateur ne semble plus garantie. Il ne faut cependant jamais oublier que 99% des gens ne comprennent pas ce qu'est un navigateur. Le laisser neutre serait l'idéal, c'est certain, mais peut-on vraiment se le permettre alors que les sociétés se transforment en somme d'individualisme et plus en multitude réunie par les mêmes envies, règles, droits et devoirs ?

Pour finir : les choix techniques qui seront peut-être pris par les grands navigateurs ne seront que des rustines posées sur une jambe de bois. L'éducation devrait faire son travail mais dans un monde bouffé par l'optimisation et la rentabilité de l'humain, on fait avec ce qu'on a.

Classé dans : Édito / Mots clés : aucun

Le Blog de dada en 2018

Rédigé par dada / 29 décembre 2018 / 5 commentaires


L'année se termine et je me plonge dans Matomo (anciennement Piwik) pour regarder dans le rétro. Je vous propose un rapide tour d'horizon de ce qu'a brassé mon modeste blog ces 12 derniers mois.
Mon Matomo est configuré pour ne pas tracker celles et ceux qui ne le souhaitent pas, d'où l'importance des Inconnus dans les graphiques qui vont suivre.

Les navigateurs


Chrome : 31%
Firefox : 7%

Comme la totalité du Web, je n'échappe pas à l'invasion de Chrome. L'encart publicitaire en haut à droite de la page d'accueil ne fait pas assez effet.

Systèmes d'exploitation



GNU/Linux : 66%
Windows : 16 %

Là, c'est la fête ! Les thèmes abordés dans mes colonnes attirent une population spécifique : l'adepte du logiciel libre ou open source. Ce n'est pas surprenant de voir GNU/Linux en tête des OS chez mes visiteurs. Je me demande quand même où sont passés les utilisateurs de MacOS ?

Périphériques


Bon, là, on se sert des PC pour venir me lire. Les autres machins sont quantité négligeable alors même que PluXml est parfaitement adaptatif et s'affiche très bien sur des petits écrans.
J'ai des infos sur les marques des smartphones : Apple caracole largement en tête, suivi de loin par Samsung.

Les moteurs de recherche



Celui-là, je le mets pour le lol, comme on dit. Google domine.

Les réseaux sociaux


Twitter : 65%
Mastodon : 17%
Facebook : 12%

Je ne sais pas quand Matomo a intégré Mastodon dans sa liste des réseaux sociaux mais c'est une excellente idée ! Twitter domine, c'est clair, mais j'ai maintenant de quoi suivre l'évolution de Mastodon comme vecteur d'information.

Les visites




Classique, tout ça.

Plus de chiffres

Si vous voulez plus de chiffres :
- 1 900 000 visites
- 245 784 000 pages vues
- 34 articles
- 198 commentaires

C'est beau, mais assez faussé. J'ai une armée de lecteurs de flux RSS qui s'amuse à vérifier toutes les 30min si j'ai publié un nouvel article. Je ne sais pas ce que les gens balancent dans leurs lecteurs de flux, mais tout rafraîchir aussi souvent, ça me parait un peu beaucoup.

Enfin voilà. 2018 se termine doucement. Les statistiques m'encouragent encore et toujours à écrire des choses sérieusement. Ne croyez pas que j'écris pour la gloire des chiffres : ils m'intéressent sans plus. J'écris pour partager mes aventures et parfaire mes connaissances. Plus de visiteurs ne me pousse qu'à faire plus attention.

Merci pour cette année 2018 et à 2019 !

Classé dans : Édito / Mots clés : aucun

Google, le web et le Reste

Rédigé par dada / 08 août 2018 / 11 commentaires


C'est étonnant. Parfaitement étonnant. Un nombre non négligeable de geeks libristes se servent encore et toujours de Google Chrome/Chromium. Une frange énorme de la population se sert de Google Mail. Et que dire de Google Search ? Pas grand chose. Android ? Bah.

Dans un billet intitulé "Il était une fois le web : la guerre" datant d'il y a un peu plus de 2 ans, je vous partageais une vidéo d'un gars expliquant calmement la direction dans laquelle le web se dirigeait. Il a le regard d'un bonhomme de son temps, un geek de 2016, et tout au long de sa conférence, il nous parle de Chrome comme du nouveau IE 6. Ça parait difficilement croyable quand on a vécu cette période. Les moins de 30 ans ne doivent pas être capable d'imaginer ce que c'est. Et pourtant. Allez donc voir cette conférence.

Aujourd'hui, en 2018, les statistiques de mon blog me traumatisent. Google est partout en majorité. J'ai la chance de drainer des visiteurs plus alertes que les autres : Firefox est loin, mais bien moins loin que chez les autres. Ce que je comprends ? Que personne ne s'intéresse à la diversité, à l'égalité, à l'équité. Google : ça marche, c'est efficace et c'est compatible avec tout ce qu'on peut voir.

Je lisais un article : Google a-t-il ralenti YouTube sur les navigateurs rivaux de Chrome ? On va me dire que c'est normal, que le nom complet de Youtube, c'est Google, et que rien n'empêche le propriétaire d'une plateforme d'en faire ce que bon lui semble. Pourtant, en 2018, pour profiter de Youtube, pour pouvoir nous en servir avec les mêmes droits que les utilisateurs de Google Chrome, nous devons installer une extension.

Imaginez, une seconde, qu'on vous dise que vous ne pouvez pas accéder à l'autoroute parce que votre voiture n'est pas du bon constructeur. On vous balance sur une départementale pendant que les voitures Google, autonomes ou pas, continuent tranquillement leur chemin. La seule solution qui s'offre à vous pour enfin profiter des 130km/h, c'est de passer par un garage pour modifier votre bagnole. Ça vous énerverait. La situation actuelle du web devrait vous énerver, vous faire peur.

Je vous invite à visionner la conférence de XavCC à Pas Sage en Seine de cette année :


Au delà de l'influence de Google sur le web, il y a l'influence de Google sur le loyer de votre appartement, sur l'emploi, sur le type de société, sur l'éducation et j'en passe.

Si vous ne savez pas vraiment pourquoi vous être en train de me lire à l'aide de Google Chrome, allez télécharger Mozilla Firefox.
Si vous connaissez des gens qui ne savent pas pourquoi ils utilisent Google Chrome, sortez vôtre bleu de travail pour aller leur installer Mozilla Firefox.

Redevenez des acteurs du web et plus seulement des utilisateurs.

On va tous mourir

Rédigé par dada / 29 juillet 2018 / 23 commentaires


Oui, c'est du Cyrille BORNE. Complètement, même.

Je lisais son article autour de la vie des blogueurs libristes et des sites francophones traitants de Linux et du Libre. Il revient sur la difficulté de trouver des nouveaux acteurs dans la francophonie libriste. Les anciens blogueurs disparaissent, les nouveaux n'émergent pas vraiment et plus personne n'aborde les sujets simples comme l'arrivée de la dernière version de bidule ou la mise à jour de machin. Bref, on va tous mourir.

L'anglais

L'anglais est devenu un problème : les nouveaux francophones qui débarquent dans la jungle d'Internet et qui décident de prendre leur courage à deux mains pour y pondre des billets ne le font plus en français. C'est l'anglais qu'ils utilisent. On a perdu le combat de la langue. Écrire en français n'intéresse plus grand monde. C'est triste mais ça se confirme assez facilement. J'ai en tête la venue du jeune Angristan dans la blogosphère et dont le dernier billet en français date de février alors que le dernier billet en anglais date de ce chaud mois de juillet. C'est un exemple, mais ça illustre l'idée que j'ai des nouveaux arrivants : pas de français, c'est lu par trop peu de monde, place à l'anglais.
Est-ce que c'est un mal ? J'en sais rien. Je sais que ça m'attriste terriblement. Personnellement, je me force toujours à tout écrire en français par simple esprit de provocation. Ma série d'articles sur Prometheus n'a aucun intérêt pour celles et ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare. Même si je vulgarise à mort, rien de ce que j'écris n'est difficilement trouvable sur des sites anglophones.
J'ajoute qu'il ne faut pas oublier qu'on vit dans ce que certains appellent maintenant une Startup Nation. Alors, doucement, ce vocabulaire et cette déclaration sont très récents, mais ces idées se sont imposées par des années de mode à 2€ : on va speaker l'anglich plutôt que le français. La force de frappe culturelle de la Silicon Valley a fait mal, très mal.

L'admin et l'élitisme

L’activité de la blogosphère francophone est effectivement marquée par l'administration système. La faute à quoi ? J'en sais rien. Les blablateurs dont je fais partie sont issus d'une génération formée à l'administration ? Le français est-il plus intéressé par la mise en place de briques logiciels que par l'analyse de la position d'un bouton ou du choix du dernier thème pour Ubuntu ? Aucune idée. Ce que je remarque, c'est que l'activité autour de l'ActvityPub prend vraiment chez nous, mais là encore, les gens en parlent en anglais.
Bon, la presse classique et grand public en parle dans notre bonne vieille langue : Le Monde, 20Minutes, etc. Mais là, on sort de l'ambiance blog.

L'élitisme ? Je me souviens avoir lu des articles autour de cette théorie qu'on appelle "La peur du professeur". Je ne retrouve plus mes sources, tant pis pour moi mais je vais tout de même en parler. En France, l'erreur est vue comme un danger dès le plus jeune âge. Les enfants sont rabroués quand ils se trompent. Durement. À la longue, on se retrouve avec des jeunes adultes qui n'osent plus prendre une plume ou lever la main pour dire ce qu'ils ont à dire : la peur de se faire éclater est vive, bloquante. Ce n'est pas la raison ultime qui explique l'absence de nouveaux venus, mais ça doit fortement jouer. Tout blogueur s'est pris des volées de bois verts. Faut s'accrocher pour continuer et assumer. Il faut croire que nos amis anglo-saxons n'ont pas ce problème, ou dans une proportion moindre. Le français est autant attaché à la forme qu'au fond. Les anglo-saxons tolèrent peut-être mieux une forme maladroite quand le fond est bon. Qui sait ?

Les réseaux sociaux

Grand débat que l'usage des réseaux sociaux. Je sais que je suis un gros consommateur de Mastodon. Je n'ai jamais accroché à Twitter, mais Mastodon : oui. Pourquoi ? L’administration : j'ai monté mon instance, du coup, je m'en sers.
Les autres, je les vois de temps en temps passer dans mes statistiques. La dernière fois, c'était de la faute de Korben. Il a partagé un de mes billets sur ses machins et je me suis retrouvé avec des visiteurs venant de Facebook. Ils sont arrivés comme ils sont partis, sans trop penser à demain (Miossec). Un coup d’œil à mes graphiques sur mon Matomo (anciennement Piwik) me laisse de marbre : même pas un petit pic alors qu'ils ont débarqués par centaines. Qu'en conclure ? Les gens restent dans leurs Timelines et n'en sortent pas, ou peu. C'est un problème si on se met à considérer qu'un utilisateur de Facebook ou de Twitter est un gars ou une nana issu du libre, mais non. Les gens vont et viennent quand un titre est assez vague ou provocateur pour les attirer. Il n'y a que le Journal du Hacker pour vraiment drainer du monde. Là, ça vient pour de vrai. On ne peut pas voir les réseaux sociaux comme quelque chose de bon ou de mauvais. On ne peut que simplement dire qu'ils sont cloisonnants et peu enclin à créer du lecteur. On lit ce qu'on voit passer sur Facebook et Twitter dans Facebook et Twitter. On n'en sort que par accident.
Avec le protocole ActivityPub et toutes les interactions qui sont en train de se mettre en place, je pense qu'on va pouvoir dire qu'une partie du problème est en phase d'être résolu. Dans mon billet sur la Fédiverse, j'ose dire que ce langage commun va permettre des passerelles entre plusieurs mondes : les amateurs de photos vont passer par Pixelfed pour échouer sur Mastodon et y découvrir des instances Peertubes. J'en suis persuadé. Là où ça coince, c'est, comme toujours, le contenu. J'en parlais ici. Il faut que nous mettions tout ça en branle. Ça ne tient qu'à nous, vraiment. Est-ce qu'on va rameuter la Terre entière sur Mastodon ? Je ne l'espère pas, y'a bien trop de choses dont je me fous royalement, mais on peut espérer un peu plus de diversité quand même. Qu'on se le dise, il y en a, de la diversité, sur Mastodon : du dessinateur à la cosplayeuse en passant par l'administrateur ou le fan de moto, on en trouve. La norme reste tout de même l'utilisateur de Linux, le libriste.

Avenir

Ma boule de cristal me laisse entrevoir une chose : l'ActivityPub. Ce machin peut être à l'origine d'une synergie de dingue. Ce que je veux dire, c'est que nous devons être à l'origine d'une mode, une nouvelle mode, qui sera à l'origine d'un renouveau. J'en rêve. On a déjà le microblogging avec Mastodon, la musique avec Funkwhale, les photos avec Pixelfed et bientôt Reddit avec Prismo, les simples blogs avec Plume. On a vraiment de quoi remuer la torpeur dans laquelle la blogosphère francophone s'est installée.

Enfin voilà, j'ai éclaté mon record de mots. C'est du gros blablatage. Je vais m'arrêter là. Au plaisir de vous lire depuis Mastodon.

Classé dans : Édito / Mots clés : aucun

Il n'y a pas que le libre

Rédigé par dada / 14 mai 2018 / 18 commentaires


Au delà du libre, et j’exclus de facto l'open source que je conchie, il y a le monde dans lequel il évolue : le nôtre. Un système économique, une société, une République, le concept de Démocratie, etc. Ce monde là, il est impératif de le comprendre si nous voulons défendre les valeurs de notre idéal libriste.

Pourquoi ? Parce qu'il est primordial de s'armer contre l'argumentaire archaïque de celles et ceux qui n'en veulent pas ou qui simplement ne le comprennent pas, voire qui ne l'imaginent pas. Sans arme, le partage, le collectif et nos conditions de vie s’écrouleront dans un marasme égoïste où chacune et chacun ne pense qu'à sa gueule. Et le libre, là-dedans, disparaîtra. Je ne vous cache pas que si le libre en vient à disparaître, ça ne sera pas notre plus gros problème, mais quand même.

Pour s'armer, il n'y a pas 36 000 possibilités : il faut lire, il faut regarder des choses que j'apparente à de la bouffe pour le cerveau. Au diable les émissions relaxantes, la soupe Netflix, les Youtubeurs à la con et le reste. Allez chercher de quoi comprendre.

Du Droit, de la Philosophie, de la Sociologie, de l'Histoire ou encore de l'Économie, du Marketing, du Management : c'est tout cela et bien plus encore dont vous avez besoin pour ne pas vous laisser aller.

Ça vous emmerde déjà ? Dites vous que celui ou celle qui comprend ces choses là vous emmerde déjà bien plus.

Voici une liste de choses et d'autres que je vous conseille de lire ou de regarder :
Il y en a d'autres, c'est certain. Trouvez-les et partagez-les !

Allez donc fermer le clapet de ceux et celles qui vous disent que prendre du temps pour lire et regarder des documentaires, c'est de la merde, que ça ne sert à rien dans la vie. Montrez-leur que c'est important, si vous en avez le courage. Vous, par contre, votre petite personne, faites l'effort d'apprendre et surtout de comprendre.

Perdu ? Vous ne savez pas par où commencer ? Trouvez le sujet du moment qui vous plaît et regardez s'il est traité quelque part. Il l'est sans doute. Vous déroulerez la pelote de laine tout naturellement, comme disent les anciens.

Un dernier détail : pas d'extrémisme, pas de haine. Ne vous enfermez pas dans une idéologie unique : continuez à regarder et à lire ce que les intellectuels à deux balles appellent le « mainsteam ». C'est ce que les gens autour de vous connaissent. Ne vous déconnectez pas de leur vision du monde si vous voulez pouvoir continuer à les comprendre.

Des bisous,

Classé dans : Édito / Mots clés : aucun