Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

FOSDEM

De retour du FOSDEM 2019

Rédigé par dada / 07 février 2019 / Aucun commentaire


Qu'on aime ou pas cet événement, la Réunion Européenne des Développeurs de Logiciels Libres et Open Source est devenue mon week-end préféré de l'année. Ou presque.
C'est toujours avec un plaisir fou que je me retrouve entouré des gens avec qui je ne peux discuter qu'à travers un écran le reste de l'année : du suisse, de l'allemand, du français, du finlandais et, nouveauté 2019, un américain ! Bref, des copains, trop d'anglais, des bières belges et des discussions jusqu'à pas d'heure.

Cette année et contrairement aux autres fois, j'ai réussi à assister à des conférences et à boire de la bière avec modération ! Je vous assure que ce n'est pas une mince affaire quand on connaît le talent de nos amis belges en matière de brasserie. Le vin est à la France ce que la bière est à la Belgique !

Voici un aperçu de ce que j'ai vu. Tout est en anglais et je ne crois pas qu'il existe un moyen de mettre des sous-titres. Si la langue d'Ed Sheeran n'est pas votre fort, passez votre chemin.

Ceph storage with Rook : Running Ceph on Kubernetes


Je connaissais déjà la bête et vous êtes en plein dedans si vous lisez cet article. Je pensais pouvoir découvrir deux ou trois trucs mais la démonstration qui devait être faite à la fin de la présentation n'a pas pu se faire : souci d'écran.

Loki - Prometheus for logs


Sur celle-là, j'ai carrément jubilé ! Ce truc a l'air vraiment super sympa. J'ai déjà essayé de le faire tourner dans mon cluster mais ce n'est pas vraiment stable. En plus clair, ça fait tomber les nodes un par un à cause d'une consommation de mémoire vive ahurissante.

ActivityPub Panel

 

Assez inévitable quand on est à fond dans le Fédiverse : la table ronde autour d'AP. C’était intéressant et je vous encourage à la regarder même si Chris Webber et son accent américain fatiguent rapidement les oreilles.

Matrix in the French State

 

Assister à une conférence qui parle à la fois de Matrix et de l'État Français, je ne pouvais pas rater ça ! C'était fichtrement intéressant, même si le bonhomme s'est amusé à comparer l'ANSSI à la NSA...

The Cloud Is Just Another Sun

 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir cette conférence. Faut dire que j'avais pas totalement lu le descriptif. On y apprend qu'il faut se méfier du Cloud. Je vous invite vivement à la regarder, le mec est clair, et à vous forger une opinion sur le sujet.

Pour le lolz

On est allé, avec les gars de Feneas, voir la conférence autour du réseau social basé sur la blockchain : Hey. Pas grand chose à en dire. C'était technique et très concentré autour de la chaîne de blocs. Je n'ai pas compris grand chose.

Bref

Des litres de bières, des rencontres, des sujets qui font du bien au cerveau et surtout, mais surtout, des gens avec qui on n'arrive jamais à capter : c'est ça le FOSDEM, mon FOSDEM, que j'aime tant !

Merci aux organisateurs et à l'année prochaine !

Diaspote et diaspodon passent chez Hetzner

Rédigé par dada / 28 janvier 2018 / Aucun commentaire




Ce billet est un peu l'héritier des anciens "Diaspote in backstage" mais comme je gère maintenant un serveur Mastodon, se concentrer sur la seule vie de diaspote.org n'a plus vraiment de sens.
Donc, en ce début d'année 2018, j'ai succombé, encore, à mon activité préférée : migrer des services d'un serveur à un autre.

Diaspote

Pas grand chose à signaler si ce n'est que j'ai décidé de me passer du C2S de chez Scaleway pour partir chez Hetzner. Le serveur passe donc de 4 cores et 8Go de RAM à 2 cores et 4Go de RAM. On pourrait parler de chute drastique des performances si on se contentait de ces chiffres, mais non. Les processeurs de Hetzner sont bien plus puissants que ceux de Scaleway et les besoins en mémoire vive de diaspote.org ne sont pas mirobolants. Je surveille tout de même tout ça de près avec Grafana et Prometheus, mais ça sera pour un autre billet.

Diaspodon

Moins abordé dans ces colonnes, diaspodon.fr est mon serveur Mastodon. Vous ne connaissez pas Mastodon ? C'est un équivalent libre et décentralisé à Twitter. C'est du temps réel, rapide, loin de la tranquillité de diaspora*.
J'avais d'abord posé Mastodon sur un C1 de chez Scaleway, avant de le migrer sur une Kimsufi (4 cores, 16Go de RAM) pour terminer par me dire que c'était bien trop gros et migrer tout ça chez Hetzner avec la même configuration que diaspote.org.

Hetzner Cloud

On parle de qui ? Hetzner, ce sont des allemands. Ce sont aussi les hébergeurs des services de Framasoft. Ils ont sorti une offre qu'il est difficile de ne pas apprécier :



Des services comme diaspora* et Mastodon, à condition de ne pas héberger des centaines de comptes, rentrent parfaitement dans l'offre à 5,88 TTC.
Les plus observateurs remarqueront qu'il est possible de détacher le stockage de la machine pour la mettre sur un cluster CEPH. On perd en performance brute mais on gagne en fiabilité. En cas de souci sur une machine, avec CEPH, on déplace le disque sur une nouvelle bête et ça repart.
Les sauvegardes sont aussi présentes dans cette offre de cloud : pour une majoration de 20% sur votre facture, vous avez un backup journalier de vos disques, avec une rétention de 7 jours. Nickel.
Quant à la limitation de bande passante, je suppose qu'elle n'est pas gênante pour diaspora* ou pour Mastodon. 20TB, c'est quand même énorme. Elle doit peut-être pouvoir s'expliquer par une envie de réduire l'utilisation de ces machines en tant que seedbox.
Ils ont aussi des IP flottantes, pour celles et ceux qui savent à quoi ça peut servir, et d'autres services. Leur cloud est tout frais. Tout n'est pas encore disponible, va falloir surveiller les nouveautés de près.

L'espace disque

C'est là que Hetzner pèche un peu. 40Go, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas un souci pour diaspora* mais c'est à surveiller pour Mastodon. Si vous ne le savez pas, sachez que votre pod diaspora* héberge uniquement les données de vos utilisateurs. Celles des autres vous parviennent par un jeu de liens. Mastodon est plus violent : il se sert bien d'un lien, mais met en cache la donnée sur votre serveur. Si votre serveur voit 100 personnes poster une image de 4Mo, Mastodon va utiliser 400Mo d'espace disque. Et sachez que croiser 100 personnes sur Mastodon, ça peut se faire en quelques minutes.

Enfin, le coût

Ces deux services me coûtent maintenant 2 x 5.88€, soit moins de 12€ par mois, ce qui était le prix du fonctionnement de diaspote.org uniquement. Il parait que Scaleway n'est pas cher, c'est maintenant faux. C'est cher et lent.
Passer sa facture mensuelle d'un peu moins de 30€ à un peu moins de 15€, c'est assez génial : ça fait 2 pintes de bière belge en plus.

Le mot de la fin

Viendez tester diaspote.org et diaspodon.fr : c'est ouvert et la politique de modération est la même des deux côtés : si vous ne faites rien d'illégal, nous ne ferons rien.

Le mot de la fin x2

Vous savez que le FOSDEM (FOSDEM), c'est le week-end prochain, hein ? Et qu'on y sera avec l'ami Augier et les autres ? N'oubliez pas de venir ! Cette année, pas de stand pour nous. On sera dans les salles et les couloirs, et les bars. Notifiez-nous sur Mastodon ou diaspora et on se retrouvera !

Retours du FOSDEM 2017

Rédigé par dada / 10 février 2017 / Aucun commentaire




Trois ans que des membres de diaspora* se déplacent en Belgique pour montrer aux libristes que notre tendre réseau social est toujours vivant, toujours debout.

Déjà 3 ans ! J'ai du mal à me rendre compte du temps qui passe et le FOSDEM fait partie des événements qui me resynchronisent avec la réalité. En 2015, nous étions partis à l'aventure, nous faisons maintenant partie du décor !



Par rapport à l'année dernière, en plus d'allemands, de français, d'un finlandais et d'un suisse, nous avons découvert IRL le russe qui avait décroché les fonds de la campagne de financement participatif pour refondre la fédération et ajouter de quoi jouer dans le core du logiciel : Senya !
Un vrai bon gars qu'on a déjà prévu de revoir. A priori en Finlande mais rien n'est encore arrêté.

Cette troisième édition s'est fait remarquer part la création d'une nouvelle salle de jeu : la Decentralized Room, ou la AW 125 pour les intimes. Remarquée de par sa petite taille et la foule qui voulait s'y engouffrer : 60 places, c'était vraiment trop peu. J'ai malgré tout réussi à y entrer pour encourager et supporter l''ami Fla qui y présentait la conférence suivante :


Le libre, la décentralisation et les consciences politiques qui vont avec (quoi qu'en disent certains) bougent des foules de curieux. Super nouvelle !

Trois jours pendant lesquels nous avons beaucoup parlé, à tel point que Lukas a frôlé l'extinction de voix en plein milieu de l’événement. Il faut dire que les curieux étaient au rendez-vous : on parle de plus de 8 000 visiteurs tout de même ! Des visiteurs dont le discours a évolué : on ne nous demande plus si le projet tourne mais où il en est. Les gens qui viennent nous voir en nous demandant ce qu'est diaspora* sont toujours là mais beaucoup moins nombreux qu'avant. Comme quoi, communiquer, ça paie bien !

Je ne ferai pas l'erreur de lister les gens avec qui j'ai parlé, de peur d'en oublier, mais sachez que j'ai vraiment apprécié chaque discussion et le cours de français autour de la prononciation de Bruxelles ! ;-)

J'ai profité de l'événement pour utiliser ma tablette dans un environnement critique : tenir un stand sans PC, c'est fichtrement gênant mais j'ai quand même pris le pari de ne me servir que de mon Aquaris M10 Ubuntu Edition. Je suis assez content du résultat : pas de panne, pas de comportement vraiment bizarre. Tant mieux, je n'avais pas pris de PC de rechange ! Et c'était plutôt cool de choper ma tablette à pleine main pour faire des démos sous le nez des visiteurs !
Au passage, celle-ci n'est plus disponible à l'achat depuis le site de BQ. Dommage.

Dans les trucs que nous avons utilisé en grandeur nature, je peux rapidement vous parler du tchat de diaspora*. Nous avons tous un pod sur lequel il est activé, coup de bol ! Bon, Telegram resta l'outil principal, certes, mais quand même !

Bref, le FOSDEM, ce lieu de rencontre et d'échange nous a encore permis, podmins, développeurs et simples utilisateurs, de nous retrouver autour de succulentes bières belges et rien que pour ça : Merci !
Par contre, promis, l'année prochaine, je trouverai le temps pour m'organiser un peu mieux pour, au moins, assister à plus d'un talk. #Tristitude

Ah, pour les photos, foncez faire un tour sur votre pod et cherchez le tag #FOSDEM ou #FOSDEM2017.

Un stand diaspora* au FOSDEM 2017

Rédigé par dada / 17 janvier 2017 / 6 commentaires


C'est enfin officiel ! Nous serons au FOSDEM ce premier week-end de février ! Les bénévoles sont au courant depuis un bout de temps mais j'attendais d'avoir mes billets de train pour vous l'annoncer officiellement.

C'est donc maintenant certain : Augier et moi, podmins de diaspote.org, seront pour la troisième année consécutive au Free and Open Source Software Developers' European Meeting à Bruxelles. Ça se passera du samedi 4 au dimanche 5 février.

Nous y retrouverons une équipe de bénévoles internationaux formée de français, d'allemands. d'un suisse, un américain, un finlandais et j'en passe. De mémoire, je crois que nous serons une petite dizaine pour vous accueillir et parler pendant deux jours de diaspora* et de l'univers des réseaux sociaux libres.

Nous serons dans le bâtiment K :




C'est un sacré plaisir de se retrouver là-bas avec les copains. Les belges nous offrent vraiment un super événement où il fait bon traîner et faire des rencontres. L'année dernière, le stand diaspora* s'était transformé en vrai outil de fédération avec des gars de Framasoft, de Movim et d'autres. A priori, ça devrait être un peu la même cette année !

Belgique oblige, la dégustation de bière sera aussi de la partie : viendez trinquer, on n'est pas méchant !

A tantôt !

Le retour du FOSDEM 2016

Rédigé par dada / 02 février 2016 / Aucun commentaire



Franchement, quelle aventure ce FOSDEM. C’était déjà pas mal l’année dernière mais ce fut encore mieux cette année !

Comme on était là-bas pour présenter le dynamisme de diaspora*, je vous laisse traîner par ici et par là pour que vous vous en rendiez compte par vous même. Ici, je vais vous donner les retours des différentes personnes avec qui j'ai parlé pendant ce FOSDEM.

Toujours en vie ?

Alors, celle-là, elle revient tout le temps : Oui ! Le projet diaspora* est toujours en vie et continue son bonhomme de chemin. Nous voir au FOSDEM étonnait, dans le bon sens du terme. Les gens sont heureux de voir que ce projet tient toujours la route. Je ne pourrais pas vous dire combien de personnes m'ont dit qu'elles avaient créé un compte aux premières heures mais qu'elles avaient oublié leurs identifiants depuis, en pensant le projet mort. Eh non. Comme l’année dernière, la bienveillance des visiteurs s'est révélée chaleureuse : ils ont tous un a priori positif, même s'ils ne savent plus vraiment comment ça marche, diaspora*.

Comment ça marche ce truc ?

Après avoir montré que le projet est bien vivant, il faut montrer qu'il est fonctionnel. Rappeler que c'est un réseau décentralisé, ça fait mouche chez les geeks, mais les gens ne comprennent pas vraiment comment. C'est là qu'on a créé le compte FOSDEM2016 en ajoutant les gars du stand et d'autres comme contacts. Avec ça, je pouvais rapidement montrer aux gens que Fla, Framasoft, Jason et FOSDEM2016 sont tous sur des serveurs différents, avec une mention spéciale pour le pod de Jason dont le nom a fait mouche à chaque fois. I Like Toast, c'est quand même pas mal !

Y'a des gens dessus ?

Quelle question... C'est tentant de dire que oui, mais je ne voulais pas vendre du rêve. C'est clair qu'il n'y a pas le quart de l’humanité sur notre réseau social. On est loin des Facebook et Twitter. Ceci-dit, en expliquant avec le sourire qu'on y retrouve des photos de chats et des photos de bouffe, on rassure le badaud. On peut ensuite enchaîner sur ce qui est vrai : moi, par exemple, je ne peux pas lire tout ce qui passe par mon flux ! Avant d'arriver à mon niveau, ça demande un peu d'effort parce que diaspora* ne va pas demander vos goûts en matière de films et de musiques puis vos contacts Gmail pour vous assurer une timeline déjà bien fournie à la première connexion. Il faut un peu travailler ! Et hop, un tacle qui passait bien. Je terminais sur le fait que les posts des utilisateurs sont souvent très engagés et argumentés, ce qui en rend la lecture très instructive.
Après, je restais honnête et les FOSDEMeurs et FOSDEMeuses le savaient déjà : diaspora* ne peut pas faire venir tout le monde et tout le monde ne viendra que si tout le monde est déjà là. Un cercle vicieux, mais bon, on ne peut pas accueillir toute la planète pour le moment.

Comment tester diaspora* ?

Les gens ne savent pas comment tester diaspora*. La notion de pod est étrange, quand on y regarde de plus près. Il a fallu que j'explique que les comptes sont tributaires d'un pod, d'un serveur et qu'il n'est pas encore possible de les déplacer. C'est d'ailleurs le "reproche" le plus dur que j'ai entendu. Du coup, pour tester diaspora*, il faut connaître un pod ou monter le sien sur son serveur. Pour les moins courageux et francophone, je redirigeais vers Framasphere, pour les plus courageux, je leur expliquais que monter son propre pod n’était pas d'une difficulté terrifiante. Je répète, pour les plus courageux. Sinon, je montrais le site de Jason : The Federation. A partir de là, ils voyaient que les pods sont repartis dans plusieurs pays et qu'ils peuvent choisir. En passant par The Federation, j’enchaînais sur l'initiative de Jason, qui voudrait que les réseaux sociaux libres puissent discuter entre eux. Ça marche déjà un peu avec Hubzilla, Friendica et Redmatrix pour le moment, mais il reste Movim, Salut à Toi et d'autres.

Et voilà pour ce billet d’après FOSDEM. J'ai vraiment adoré et j'y retournerai l’année prochaine. Par contre, ce coup-ci, je prendrai le train et consommerai les bières belges avec plus de modération, histoire d’être en état le dimanche et de ne pas me taper 5h de transport au retour !

Merci à Augier et Greenman pour m'avoir supporté !

Je vous propose de finir ce billet sur un truc plutôt chouette : nous avions un stand, contrairement à Movim, Cozy Cloud et Framasoft, alors, vous savez quoi ? On a fait ce qu'on fait de mieux : fédérer ! ;-)