Blog de dada

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Ubuntu

Sortir d'un /boot débordant

Rédigé par dada / 11 septembre 2020 / 2 commentaires



Vous avez déjà souffert devant un /boot plein ? Oui, je le sais. C'est arrivé à tout le monde. Pas la peine de se cacher.

Fallait passer LVM ou Btfrs, vous me direz. J'entends bien. Des fois, les planètes s'alignent mal et faut faire avec. Je vous propose d'utiliser une solution radicale pour vous en sortir : supprimer la partition /boot pour la remplacer par un répertoire /boot à la racine.

1. Faire une sauvegarde

On va toucher à ce qui permet à votre serveur de démarrer. Faire une sauvegarde semble être une excellente idée.

2. Sauvegarder /boot

On va commencer par mettre de côté le contenu de la partition /boot :
root@ubuntu:/ mkdir /boot_bkp && cp -R /boot/* /boot_bkp/
On s'en servira plus tard.

3. Commenter le fstab

Comme on en n'a plus besoin, on va dégager l'entrée de /boot dans le /etc/fstab. Les lignes de conf ci-dessous sont des exemples, retenez seulement que les lignes contenant /boot doivent avoir un # devant.
root@ubuntu:/home/user# cat /etc/fstab 
# /etc/fstab: static file system information.
#
# Use 'blkid' to print the universally unique identifier for a
# device; this may be used with UUID= as a more robust way to name devices
# that works even if disks are added and removed. See fstab(5).
#
# <file system> <mount point>   <type>  <options>       <dump>  <pass>
# / was on /dev/sda3 during installation
UUID=392d55fd-d4e5-4a67-8834-5d29c7toto42 /               ext4    noatime,errors=remount-ro 0       1
# /boot was on /dev/sda2 during installation
#UUID=1b7533ec-96c2-4eef-9eac-b117c0toto42 /boot           ext4    noatime         0       2
# /home was on /dev/sda5 during installation
UUID=7545673f-5c08-4201-9e30-f56d32toto42 /home           ext4    noatime         0       2
# swap was on /dev/sda4 during installation
UUID=9ad39928-283d-43d6-8ee5-98e296toto42 none            swap    sw              0      
De cette façon, la partition ne sera plus montée en cas de redémarrage.

4. Démonter la partition

On va maintenant umount /boot :
root@ubuntu:/home/user# umount /boot
On peut vérifier la disparition de l'ancienne partition avec un simple grep :
root@ubuntu:/home/user# mount | grep boot
Si quelque chose apparaît, c'est que vous n'avez pas démonté la partition. Pensez à sortir de /boot sous peine de vous voir lire un truc du genre « blabla is too busy ! ».

5. Refaire un /boot à la racine

On va maintenant se servir du /boot_bkp créé plus tôt :
root@ubuntu:/home/user# mkdir /boot && cp -R /boot_bkp/* /boot
Ainsi, on se retrouve avec un /boot inutile mais à sa place.

6. Réinstallation de grub

On va lancer la procédure d'installation de grub sur votre disque comme s'il n’était plus là :
root@ubuntu:/home/user# grub-install /dev/sda
Installing for i386-pc platform.
Installation finished. No error reported.
L'installation de grub prend quelques secondes et n'est pas très bavarde. Vous pouvez ajouter l'option -v si vous êtes curieux.

À ce moment précis, tout est en ordre. Vous devriez pouvoir relancer votre machine et mamailler vos kernels comme bon vous semble. J'ajoute tout de même une dernière étape, sait-on jamais ?

7. Mettre à jour grub

On n'est jamais assez prudent, on va donc mettre à jour grub :
root@ubuntu:/home/user# update-grub
Sourcing file `/etc/default/grub'
Sourcing file `/etc/default/grub.d/init-select.cfg'
Generating grub configuration file ...
Found linux image: /boot/vmlinuz-5.4.0-47-generic
Found initrd image: /boot/initrd.img-5.4.0-47-generic
Found linux image: /boot/vmlinuz-5.4.0-45-generic
Found initrd image: /boot/initrd.img-5.4.0-45-generic
done

Et voilà ! On se retrouve avec un /boot placé à la racine, avec les répertoire grub/ contenant le grub.cfg qui va bien et tout le reste.

Vous n'avez plus qu'à redémarrer, après avoir fait des backups.

Ubuntu Touch OTA-2 disponible et Librem 5

Rédigé par dada / 26 septembre 2017 / Aucun commentaire





J'en parlais il y a maintenant 4 mois, les gars d'UBPorts ont pris le relais de Canonical pour le développement d'Ubuntu Touch. Après nous avoir fait profiter d'une mise à jour en juin, ils reviennent avec une OTA-2 !
Au programme de cette «Over The Air» numéro 2, pas grand chose, qu'on se le dise. Les plus heureux devraient être les propriétaires de Nexus 5 et de OnePlus. Ces deux appareils concentrent la grande majorité des quelques corrections de bug. Ceci-dit, hors de question de bouder une mise à jour, ça ne se fait pas !

Nous avons donc :
  • Amélioration du magasin d'application OpenStore
  • La possibilité de changer facilement entre les canaux stable/RC/développement.
  • Le support direct de Caldav dans le calendrier intégré (!)
  • Correction du crash navigateur quand l'appareil est branché à un écran externe
  • Et le reste par ici.

J'en profite pour balancer un commentaire un peu trollesque sur ce truc :





Comme dit dans les commentaires de ce Toot, après Firefox OS et Ubuntu Touch, j'avoue être devenu très frileux vis-à-vis des tentatives qui s'acharnent à faire des OS pour appareils mobiles. UBPorts fait très bien le boulot sur ma tablette et c'est maintenant hors de question de bidouiller mon téléphone ou d'en acheter un autre. Mon Fairphone 2 ne bougera pas avant de très nombreuses années !

M'enfin, si vous voulez mettre la main à la poche, laissez-vous aller, l'idée sera peut-être un réussite !

UBPorts : retrouver les Desktop Apps

Rédigé par dada / 13 juin 2017 / 1 commentaire




Avec mon passage à UBPorts pour mon Aquaris M10 FDH, j'ai rapidement regretté l'absence des Desktop Apps (Firefox, LibreOffice, etc) de la liste des applications disponibles. Une recherche rapide m'a soulagé : il est possible de les retrouver, mais ça demande un peu d'effort. Voici l'astuce.

Installer le Desktop Apps Scope

Pour installer cette dépendance, il faut passer par l'OpenStore pour installer uApp Explorer. Une fois fait, il faut maintenant passer par l'uApp pour installer le scope Desktop Apps Scope. Cette première étape va vous permettre d'avoir accès aux X Apps que nous allons pouvoir bientôt installer.

Préparer l'appareil

- Il faut maintenant passer l'appareil en mode développeur. On l'active en allant dans les paramètres, puis À propos et en cliquant sur le mode développeur. Notez qu'il faut mettre en place un code de sécurité pour pouvoir le faire. Petit piège.
- Connectez-vous à la tablette depuis votre ordinateur en tapant phablet-shell depuis votre terminal. Elle va vous permettre de vous connecter à votre appareil en SSH, mais la manipulation peut se faire directement depuis un terminal lancé depuis l'appareil.
- Une fois connecté, tapez la commande suivante pour mettre en place le conteneur qui accueillera les applications tournant avec X.
libertine-container-manager create --id ubuntu --name 'ubuntu' 
L'opération va bien prendre 10 min. Allez vous en griller une ou c'que vous voulez. 'ubuntu' sera l'identifiant (id) du conteneur, il est à titre indicatif, vous pouvez mettre ce que vous voulez. Faudra penser à reporter la modif' à l'étape suivante.

Une fois que c'est terminé, il faut rendre le conteneur persistant en tapant ce qui suit :
libertine-container-manager exec --command "/bin/bash" --id ubuntu 
Vous vous prendrez un retour avec de simples warnings dans les dents mais tout va bien, vous êtes dans la matrice et vous pouvez maintenant installer vos applications !

Installer vos applications

Tout simple, un exemple pour Firefox :
apt install firefox 
Et voilà ! Bon, LibreOffice semble ne pas tourner, mais j'ai réussi à faire tourner VLC !

Vous pouvez retrouver l'origine de ce billet par ici.

UBports prend le relai d'Ubuntu Touch

Rédigé par dada / 28 mai 2017 / 3 commentaires




Ubuntu Touch. On va encore raconter que c'est un terrible échec et que blablabla.
Soit, ça n'a pas donné ce qu'espérait un grand nombre de libristes. On pourrait même dire qu'Ubuntu nous a fait le même coup que Firefox OS : on se lance, on fait de la communication dans tous les sens et on finit par laisser tomber le projet, faute de moyen et de croissance.

C'était prévisible. Je me souviens avoir écrit un billet racontant que j'allais supporter l'initiative en choisissant une tablette et non un smartphone. Jouer avec une tablette qui peut se retrouver seule au monde du jour au lendemain, c'est peu gênant. Jouer avec un smartphone, outil du quotidien, qui peut se retrouver loin de mises à jour de sécurité et de stabilité : non.
Enfin, je n'ai pas spécialement suivi les commentaires / articles / billets de blog qui se sont, peut-être, déchaînés après l'annonce de l'abandon par Canonical par simple manque d'intérêt : faut pas jouer, les amis, quand on sait qu'on va perdre.

Ce qui change par rapport à l'aventure Firefox OS, semble-t-il, c'est la force de la communauté d'Ubuntu. Clairement, on dirait qu'elle donne une leçon à celle de Mozilla. Même si les situations sont différentes, certes, les ubunteros semblent avoir réussi à pondre une alternative à UT : UBports. C'est d'ailleurs depuis ma M10 FHD tournant avec l'OS communautaire, que je vous écris ces quelques lignes.

Je vais prendre quelques jours pour faire le tour du propriétaire et je reviendrai pondre un billet sur ce qu'il y a de bien et de moins bien entre la version obsolète d'UT et la nouvelle chose communautaire qu'on appelle maintenant UBports.

Pour celles et ceux qui voudraient déjà se lancer dans l'aventure, la liste des appareils supportés est disponible par ici.

Retours du FOSDEM 2017

Rédigé par dada / 10 février 2017 / Aucun commentaire




Trois ans que des membres de diaspora* se déplacent en Belgique pour montrer aux libristes que notre tendre réseau social est toujours vivant, toujours debout.

Déjà 3 ans ! J'ai du mal à me rendre compte du temps qui passe et le FOSDEM fait partie des événements qui me resynchronisent avec la réalité. En 2015, nous étions partis à l'aventure, nous faisons maintenant partie du décor !



Par rapport à l'année dernière, en plus d'allemands, de français, d'un finlandais et d'un suisse, nous avons découvert IRL le russe qui avait décroché les fonds de la campagne de financement participatif pour refondre la fédération et ajouter de quoi jouer dans le core du logiciel : Senya !
Un vrai bon gars qu'on a déjà prévu de revoir. A priori en Finlande mais rien n'est encore arrêté.

Cette troisième édition s'est fait remarquer part la création d'une nouvelle salle de jeu : la Decentralized Room, ou la AW 125 pour les intimes. Remarquée de par sa petite taille et la foule qui voulait s'y engouffrer : 60 places, c'était vraiment trop peu. J'ai malgré tout réussi à y entrer pour encourager et supporter l''ami Fla qui y présentait la conférence suivante :


Le libre, la décentralisation et les consciences politiques qui vont avec (quoi qu'en disent certains) bougent des foules de curieux. Super nouvelle !

Trois jours pendant lesquels nous avons beaucoup parlé, à tel point que Lukas a frôlé l'extinction de voix en plein milieu de l’événement. Il faut dire que les curieux étaient au rendez-vous : on parle de plus de 8 000 visiteurs tout de même ! Des visiteurs dont le discours a évolué : on ne nous demande plus si le projet tourne mais où il en est. Les gens qui viennent nous voir en nous demandant ce qu'est diaspora* sont toujours là mais beaucoup moins nombreux qu'avant. Comme quoi, communiquer, ça paie bien !

Je ne ferai pas l'erreur de lister les gens avec qui j'ai parlé, de peur d'en oublier, mais sachez que j'ai vraiment apprécié chaque discussion et le cours de français autour de la prononciation de Bruxelles ! ;-)

J'ai profité de l'événement pour utiliser ma tablette dans un environnement critique : tenir un stand sans PC, c'est fichtrement gênant mais j'ai quand même pris le pari de ne me servir que de mon Aquaris M10 Ubuntu Edition. Je suis assez content du résultat : pas de panne, pas de comportement vraiment bizarre. Tant mieux, je n'avais pas pris de PC de rechange ! Et c'était plutôt cool de choper ma tablette à pleine main pour faire des démos sous le nez des visiteurs !
Au passage, celle-ci n'est plus disponible à l'achat depuis le site de BQ. Dommage.

Dans les trucs que nous avons utilisé en grandeur nature, je peux rapidement vous parler du tchat de diaspora*. Nous avons tous un pod sur lequel il est activé, coup de bol ! Bon, Telegram resta l'outil principal, certes, mais quand même !

Bref, le FOSDEM, ce lieu de rencontre et d'échange nous a encore permis, podmins, développeurs et simples utilisateurs, de nous retrouver autour de succulentes bières belges et rien que pour ça : Merci !
Par contre, promis, l'année prochaine, je trouverai le temps pour m'organiser un peu mieux pour, au moins, assister à plus d'un talk. #Tristitude

Ah, pour les photos, foncez faire un tour sur votre pod et cherchez le tag #FOSDEM ou #FOSDEM2017.