Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

Technologie

Coucou Firefox, ciao Firefox Snap

Rédigé par dada / 13 juillet 2022 / 8 commentaires


Je ne suis pas un anti-snap. Je n'ai rien contre cette technologie, ni contre les AppImage ou encore les Flatpak. D'ailleurs, d'après ma mémoire défaillante, je n'ai jamais utilisé de Flatpak et je n'ai que quelques AppImage : PrusaSlicer et Cura.

Par contre, des snap, je m'en sers à travers ma distribution bureautique slash gaming de tous les jours : Ubuntu.

Depuis la 22.04, c'est-à-dire environ 3 mois, je sais que mon système est noyauté par ce machin-là et je m'en fiche, au point de presque passer pour un vilain quand je l'affirme publiquement. Juste, ça marche et c'est tout ce que je demande. Enfin, ça, c'était avant, comme le dit une vielle pub pour des lunettes.

Les soucis

C'est un poncif mais c'est important de le rappeler : dans notre beau monde moderne, un ordinateur de bureau sans navigateur, ça ne sert strictement à rien. Et mon navigateur d'amour, c'est Firefox.

Du coup, quand je ne me suis rendu compte qu'il ne se comportait pas comme je le voulais, j'ai commencé à grincer des dents :
- Un insupportable comportement erratique du curseur
- Plantage plusieurs fois par jour pour un simple redimensionnement de la fenêtre
- Certaines extensions inutilisables
- Mise à jour sans mon accord mettant en PLS mon ADSL

Bref, trop c'est trop : un navigateur instable, c'est un drame. Du coup, ça dégage. Je vous propose un rapide tuto inspiré de Linuxtricks.fr.

Retrouver Firefox sans snap

On supprimer les paquets :
snap remove firefox && apt remove firefox
On vérifie que le snap est bien loin (si y'a rien, c'est bon) :
snap list  | grep firefox
On installe le PPA de Mozilla Team :
add-apt-repository ppa:mozillateam/ppa
On fait un peu de pinning en créant un fichier /etc/apt/preferences.d/firefox-for-nosnaps avec ça dedans :
Package: firefox*
Pin: release o=Ubuntu*
Pin-Priority: -1

Package: *
Pin: release o=LP-PPA-mozillateam
Pin-Priority: 9
Un gros apt update et apt install firefox et c'est tout bon.

Et alors ?

Ça me fatigue de devoir faire ça. Vraiment.
Si je me sers des variantes LTS d'Ubuntu, c'est bien pour être le plus feignant possible. Ne viendez pas me dire que je ferais mieux de me servir de Debian pour de la bureautique, c'est non. Debian tourne sur les serveurs que je gère : chacun son rôle.
Les LTS devraient me permettre d'utiliser un PC avec le moins de bidouille possible et là, j'ai l'impression de me servir d'un fork d'Ubuntu chelou. C'est chiant.

Pour finir ce rapide billet et titiller les pas-contents-des-choix-de-canonical, rappelez-vous que Mir et Unity ont disparu d'eux-mêmes, abandonnés pas une communauté qui a déclaré ne pas y trouver le moindre intérêt. Qui sait, avec Snap, ça va peut-être finir comme ça ? Patience.

Des extensions GNOME Shell à ne pas rater

Rédigé par dada / 17 mars 2022 / 8 commentaires


On a tendance à l'oublier mais le meilleur environnement graphique pour GNU/Linux qu'est GNOME Shell peut encore s'améliorer avec des extensions toutes bêtes qu'il est facile de piocher en cliquant par ici. Comme il y en a à foison, voici les miennes que j'aime tout plein.

OpenWeather

OpenWeather permet de récupérer facilement les informations météorologiques de la ville de votre choix.


C'est simple, c'est rapide et efficace pour choisir entre l’imperméable et la veste sans devoir regarder dehors.

Sound Input & Output Device Chooser

Vous avez deux ou trois sorties audio ? Vous passez du casque aux haut-parleurs régulièrement ? Installez tout de suite cette extension pour changer d'entrée ou de sorties en littéralement deux clics. Impeccable pour moi qui traîne 5 entrées ou sorties différentes.


CPU Power Manager

Cette extension est spécifique aux PC portables avec des processeurs récents. Elle permet de contrôler les ressources CPU en un clin d’œil. Perso, je m'en sers quand je suis en déplacement ou loin d'un chargeur : couper le boost ou drastiquement castrer la fréquence maximum du CPU permet de laisser la batterie souffler, tout comme vos oreilles en limitant le besoin de ventilation.


À l'opposé, si vous êtes du genre brutasse, vous pouvez forcer votre machine à tourner à 100% de ses capacités. Moyennement conseillé.

Caffeine

Caffeine est vachement chouette quand vous êtes en train de bidouiller quelque chose en suivant le mode d'emploi affiché sur l'écran de votre PC. En quoi, me direz-vous ? En l'empêchant de se mettre en veille ! C'est con mais c'est diablement appréciable.
Accessoirement, en télétravail, ça vous permet de rester affiché comme étant en ligne alors que vous étendez du linge, ou autre.

Hue Lights


Oui, j'ai ce genre de chose et je ne vous cache pas que j'adore jouer avec ces conneries. Comme vous l'avez deviné, Hue Lights permet d'allumer, d'éteindre, de manipuler vos équipements Philips Hue depuis votre PC. Chouette !

Freon

J'aime bien connaître la température à l'intérieur de ma tour et la vitesse de rotation des ventilateurs. C'est à la fois mon côté geek qui veut ça mais aussi mes problèmes de chauffe, et par les temps qui courent, ce n'est plus un petit problème. Ça peut coûter cher. Bref, pour assouvir ce besoin, je me sers de Freon. C'est simple, sobre et ça se glisse bien dans l'interface.

Multi Monitor Add-On

Nous sommes de plus en plus à avoir deux, si ce n'est plus, écrans. Souvent en mode plein écran, je fatiguais de ne pas pouvoir lire les infos ajoutées par les extensions citées tout à long de ce billet sur l'écran « moins » utilisé. Pour corriger le tir : Multi Monitor ! Les infos sont présentes sur mes deux moniteurs, ou trois quand je suis au boulot : tip top, Mesdames et Messieurs !

Quelques mentions spéciales

Peut-on parler des extensions Shell sans parler du fameux GSConnect ? Un gros incontournable pour celles et ceux qui veulent contrôler leur PC depuis un smartphone et (un peu moins) inversement. Parlons aussi de Pomodoro qui peut vous aider à rythmer vos journées en télétravail. Pour la route, System-monitor qui ajoute sous vos yeux des informations sur l'état des ressources du PC.

Et vous, vous vous servez de quoi ?

Pinetime : j'ai craqué pour une montre connectée

Rédigé par dada / 06 janvier 2022 / 17 commentaires


Sachez d'abord qu'il y a beaucoup de choses que je déteste avec les objets connectés. Les deux principales étant la collecte massive de données permettant aux entreprises de se faire du pognon sur le dos des utilisateurs et l'espèce d'obsolescence programmée de ces différents bidules qui sont, au choix, abonnés niveau logiciel ou poussés vers la sortie par des nouveaux modèles sans intérêt.

PINE64 a pourtant réussi à me faire croire que leur montre pouvait être chouette.

Note importante : j'ai acheté un Flame (abonné), puis une Aquaris M10 (abandonnée), un Fairphone (volé) et un Turris Mox (bidouillé). On va dire que les trucs plus ou moins surprenants, j'y fonce. Voici donc ma PineTime.

De quoi parle-t-on ?


En simple, on est face à une montre connectée des plus classiques :
  • Elle affiche l'heure.
  • Elle donne une idée du rythme cardiaque.
  • Elle fait compte à rebours et chronomètre.
  • Elle compte les pas.
  • Elle permet de dessiner.
  • Elle permet de jouer au 2048.
  • Elle sert d'extension du smartphone (musique, GPS, notifications, appels, etc)
Chose appréciable : j'ai un tout petit poignet et sa grande diagonale de 45mm n'est absolument pas dérangeante. C'est moins d'un centimètre de plus que ma bonne vieille DWYT. Je déteste les énormes montres.

Quel est son intérêt ?

Elle est bidouillable. Si ça ne tenait qu'à ma fainéantise, ce billet ne ferait que quelques mots : foncez essayer cette montre, c'est comme un PC sous GNU/Linux, on s'amuse à se prendre la tête et c'est super. En plus, elle coûte seulement 30 balles. Mais bon, étayons.


Elle fonctionne à l'aide d'un fork de FreeRTOS qu'on appelle InifiniTime. Le développeur principal - je crois - de ce fork est un francophone qu'on peut saluer sur Mastodon et qui accepte les dons via Liberapay. S'il fallait faire un bingo des trucs qui me font plaisir, il ne manquerait que de cracher à la tronche d'OpenCollective pour être parfait.

Tout ça pour dire qu'on peut suivre publiquement le fonctionnement de la montre et y participer. On peut aussi s'assurer qu'elle ne va pas aller consolider vos données personnelles pour en tirer un quelconque revenu. Impeccable.

Et ça marche ?

Comme toujours : chez moi, ça marche. Mes besoins sont à la fois simples et tordus : je veux pouvoir la mettre à jour via mes PC sous Ubuntu et la brancher à mon honorable OnePlus 5T sous /e/.

Et ça fonctionne sans trop de souci.  Depuis le PC, je passe par Siglo pour mettre à jour le firmware de la bête. Ça demande 3 lignes de codes et du Bluetooth. Simple.
Pour mon téléphone, GadgetBridge (Mastodon, Liberapay, F-droid) fait parfaitement l'affaire. L’application récupère les données générées par la montre afin de les sauvegarder dans des jolies graphiques.



Enfin, bref, ça marche.

C'est de la belle bidouille

À n'en point douter, ça reste de la bidouille. Si ndiswrapper vous parle et que vous avez déjà compilé un kernel pour rigoler, ça va être de la rigolade. Pour les autres, n'ayez pas peur, tout est très bien documenté. Personnellement, la montre était parfaitement utilisable au bout d'une petite heure.
À l'heure où j'écris ces lignes, la montre tourne en 1.7.1. La mienne n'a pas été livrée avec ce Firmware mais une version un peu ancienne et bancale. Je me suis rapidement jeté dans la procédure de mise à jour et tous les soucis ont disparu. Dans les soucis, y'avait l'impossibilité de régler l'heure. Rigolez pas, j'ai un peu flippé !

Notez qu'il n'est pas possible d'exiger des choses pharamineuses d'un objet à 30€. Si vous voulez des trucs crades de compétition, la Fnac propose des machines à 500€.
Pour le moment, la montre fonctionne, fait ce que je lui demande et se glisse très bien dans mon environnement numérique. C'est tout ce que je lui demande. Et, très sérieusement, j'adore recevoir des notifications Github quand un bout de code évolue. #geek.

La montre en image

Je vous laisse avec une vidéo de test de Wekeys, histoire de vous montre la bête en vrai. Bon visionnage !


Je reviendrais sans doute dans un billet d'ici quelques semaines, le temps de tester la chose plus sérieusement. Sincèrement, je ne m'attends à pas grand-chose. Mes besoins sont presque comblés. À la rigueur, des infos sur le sommeil pourraient être chouettes même si je ne garde pas ma montre la nuit. Enfin voilà : ce qui débarquera dans la montre ne sera que bonus à mes yeux !

Si on regardait les bots des moteurs de recherche

Rédigé par dada / 08 février 2021 / 3 commentaires


Il y a un peu plus d'un an, je me suis amusé à comparer les moteurs de recherche en analysant leur capacité d'indexation sur mon blog. À l'époque, l'affaire de l'index de Qwant battait son plein : on se demandait qui étaient ces moteurs de recherche à l'indépendance douteuse.

Parler de moteur de recherche, qu'il soit éthique, écologique ou encore respectueux de la vie privée, c'est un foutoir sans nom. Notez que Lord s'est lancé dans la bataille et je vous invite à lire son billet. Il a pris le temps de vous expliquer en quoi on se fait toutes et tous avoir, plus ou moins.

Bref, ici, j'ai envie de vous partager le fruit d'une partie de mon travail en vous montrant la fréquence de passage des robots des différents moteurs de recherche. Oui, je mets en place des machins qui dépiautent les logs dans tous les sens possibles. Mais jamais pour un usage commercial !

Méthode : J'ai lancé une requête simple dans Grafana/Loki qui remonte les occurrences des différents bots dans les logs d'accès à mon blog tout le long du mois de janvier, avec un maximum de 5 000 requêtes*.
Note : L'intégration des images dans PluXml n'est pas parfaite, du coup, pensez à les clic droit Afficher l'image.
Note 2 : Les échelles sont différentes en fonction des graphiques. Oui, je sais, c'est pas top !

Duckduckgo


Ce moteur de recherche** n'est passé que deux fois me faire des coucous. Deux fois assez terribles puisqu'on remarque 2 pics d'un peu plus de 250 requêtes en quelques secondes.
En regardant ce qu'il a récupéré, je peux vous dire que ce n'est pas jojo : ça ne concerne que le thème de ce site.

Qwant



Avec le champion européen, on se rend compte qu'il bosse un peu plus que DDG. J'ai 2154 requêtes (avec un pic à 542 !) espacées de plusieurs jours. C'est un peu mieux au niveau de la diversité des infos relevées : Qwantify s'est promené un peu partout dans les articles, les images et même les flux RSS des commentaires.

Bing



Avec Bing, on arrive à ce que j'imagine être la quantité de travail d'un moteur de recherche. On est entre 30 et 100 requêtes par jour, tous les jours. C'est clairement trop pour mon petit site qui n'est pas mis à jour aussi souvent. Pour un site professionnel, ou un machin à buzz type Ouest-France ou 20Minutes, ça doit être important.

Mojeek



Je dois avouer que je ne pensais pas le trouver, ce nouveau moteur de recherche britannique. Il passe de temps en temps, principalement pour analyser mon robots.txt ! Bon, il se veut écolo, respectueux de la vie privée et surtout très jeune. En poussant un peu mes recherches, j'ai découvert qu'il était passé chez moi pour la première fois le 22 août 2020.

Google


Le Patron : le GoogleBot. Je suis surpris de ne pas le voir plus tranchant que le robot de Bing. C'est pas flagrant : les deux touchent les limites de mon test : 5000 requêtes. Comme pour Bing, quel est l'intérêt de passer si souvent ? Mystère.

Comparaison

En plus du graphique ci-dessous, je vous offre un instantané plus joli pour mettre tout ça en perceptive.

Conclusion

Non, pas de conclusion. Ce que je vous montre n'est qu'un coup d’œil à un instant donné. Comme il est impossible de savoir vraiment ce qui peut déclencher le retour d'un bot sur tel ou tel site, il est impossible de comprendre la fréquence de passage d'un bot. Ici, je me fends d'un billet une ou deux fois par mois : autant dire qu'un passage par mois est largement suffisant pour indexer tout le contenu. Rien ne justifie 30 ou 200 requêtes par jour.

Enfin voilà, des bisous



* Pourquoi un maximum de 5 000 ? Parce que Googlebot.
** Pas vraiment, mais bon.

De l'alerting à base de logs v2

Rédigé par dada / 06 novembre 2020 / Aucun commentaire



À l'époque, mi-février 2020, je découvrais les pipelines de Promtail, une façon rudimentaire de parcourir des logs, d'y chercher ce qu'on veut et de déclencher une alerte si besoin. C'était ma v1 de l'alerting à base de logs.
Dans les faits, ça marche bien, mais ce n'est pas vraiment simple à mettre en place et ça demande des bidouilles pas possible quand on commence à vouloir trifouiller dans des choses plus complexes, comme Docker.

Il y a quelques semaines, j'ai découvert qu'il y avait un moyen encore plus simple et mieux intégré pour faire de l'alerting avec Grafana / Loki / Promtail : Loki lui-même.

Configurer Loki comme Datasource de type Prometheus

Si vous avez l'habitude de jongler avec toute cette stack, le titre de cette partie devrait vous faire tilter. C'est pourtant ce qu'il faut faire : pour Grafana, Loki va se la jouer Prometheus.


En version texte :
  • Name : ce que vous voulez
  • URL : http://localhost:3100/loki
Dans la partie Explore de Grafana, vous deviez maintenant avec PromLoki comme Datasource :


Et c'est à partir de maintenant qu'on peut commencer à jouer !

Créer un panel lié à une alerte

On va s'amuser à créer un panel pour analyser les logs qui nous intéressent.

Notez qu'on a bien choisi PromLoki comme datasource.


Dans mon exemple, ce sont les logs de Pixelfed que je veux parcourir pour pouvoir agir en cas de production.ERROR :
count_over_time(({hostname="pixelfed"} |= "production.ERROR")[1m])
Maintenant qu'on sait ce qu'on cherche, on va configurer les règles qui déclencheront les alertes.


Dans les Rules :
- Choisissez un nom.
- On évalue toute le 10s

Dans les conditions :
- When : on fait la moyenne en choisissant avg()
- Of : cliquez sur les variables entre les virgules pour préciser vos réglages
- Above : ici, j'attends plus de 3 occurrences pour déclencher une alerte

Si vous avez le coup d’œil, vous avez remarquez que les deux captures d'écran présentées ci-dessus ont une ligne rouge : c'est la limite de tolérance de l'alerte. En dessous, tout va bien, au dessus, c'est la fin du monde.

Recevoir les alertes

Maintenant que vous avez la possibilité de déclencher alertes, il faut les recevoir d'une façon ou d'une autre. Grafana peut se brancher à un paquet d'outil, de Telegram à Elements en passant par Discord et l'Alert Manager de Prometheus voire Grafana llui-même: faites votre choix !


Perso, je me sers de mon AlertManager, il me noie sous les mails en cas de souci et c'est très bien comme ça !