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Réseau social

Big Brother habite Place Beauvau ? Exégèse en libertés

Rédigé par dada / 04 avril 2018 / Aucun commentaire


Avec la sortie de Peertube , on commence à voir fleurir un peu partout du contenu qu'il fait bon voir en dehors de Youtube, et dans ce bon contenu, il y a la dernière vidéo de la chaîne Thinkerview : Big Brother habite Place Beauvau ? Exégèse en libertés.

Je vous la lâche ici pour vous inviter à la regarder :


Elle fait du bien au cerveau. C'est vraiment de la bonne bouffe, pour parler simple. On y entend parler de Facebook, d'économie du numérique, de droit, d'House of Cards, d'Europe, de Neutralité du Net, de bouquins, d'histoire, de droit, de vie privée, de bataille à la David contre Goliath, de mensonges et j'en passe. C'est presque 2h de plaisir.

Avec elle, un toot qui n'en résume pas son contenu mais qui reprend la dernière intervention de Benjamin Bayart :


Et si on revenait dans la danse

Rédigé par dada / 27 mai 2015 / 7 commentaires


Vous savez quoi ? Je me demande régulièrement si je ne devrais pas me refaire un compte Twitter. J'en avais un, fût un temps, mais lire les pensées des énergumènes de ce réseau social m'avait complètement rendu dingue. Le besoin de pondre du contenu dès l’avènement d'un événement rendaient les réflexions d'une débilité crasse, enfin, quand je dis réflexions, pensons plutôt « remarques ». C'est la maladie du moment ça, l’instantané : le tweet qui va bien, le seflie qui prouve, les commentaires sur Facebook qui détournent le bon vieux « first ! » pour en faire une preuve de coolitude.
Tout le monde le sait, des gens en parlent, c'est un travers qui nous rend spectateur de notre vie. On doit préparer notre image publique pendant l'action alors qu'on devrait en profiter. C'est navrant.

Ca me rappelle une histoire vraie, de bout en bout : une amie part faire le tour du monde. Elle en a l'occasion alors elle fonce, la chanceuse ! Du côté de la Nouvelle Zélande, elle accueille un couple d'amis. Le rendez-vous était convenu et tout le monde s'attendait avec impatience ! Une retrouvaille au bout du monde, c'est quand même chouette. Sauf que ce couple d'amis n'a pas supporté ce pays très longtemps. Je ne me souviens plus du pourquoi du comment, ce n'est pas important. Ce qui est très important, c'est qu'ils ont quand même pris le temps de se prendre en selfie, en photo, ou ce que vous voulez, toutes dents dehors sur fond de paysages fantastiques. Photos postées sur Facebook, cela va de soi.

Ils l'ont, leur instant bonheur pour leurs amis. La photo est publiée pour le prouver. Qui ne connaît pas l'histoire vraie ne sait pas que leur voyage s'est mal passé, l'image prouve le contraire et rares sont ceux qui découvriront cette supercherie.

C'est un exemple tellement simple, tellement courant, tellement parlant, de ce que font les gens sur l'internet mondial.

On en trouve partout.

Si je traîne sur un réseau social autre que diaspora, un jour, c'est que je me sentirais capable de laisser ces malheureux sur le bord de la timeline pour me concentrer sur les curieux qui cherchent encore du contenu que je peux éventuellement produire via ce blog. Ces gens-là méritent peut-être qu'on sorte, nous, les libristes un peu radicaux, de notre isolement. Tout le monde n'est pas obligé de se lancer dans Twitter (ne me parlez pas de Facebook, c'est mort) mais les créateurs de contenus devraient peut-être y penser.

Diaspora* s'améliore

Rédigé par dada / 29 juin 2014 / 3 commentaires

Diaspora_large_new.png

L'équipe en charge du développement de Diaspora* nous gratifie d'une version : la 0.4.0.0 !

Dans les cartons, la correction d'un bug gênant empêchant la suppression correcte d'un compte. Ce bug avait fait pas mal de bruit lors de sa découverte. Un réseau libre qui ne supprime pas convenablement les comptes des gens qui veulent en sortir : on s'approche d'une blague pas drôle.

C'est maintenant corrigé et une commande permettant de vérifier la suppression effective des vieux comptes est disponible ! Tout rentre dans l'ordre.

Dans les nouveautés :

  • Vous pouvez signaler un post ou un commentaire en cliquant sur le bouton qui va bien
  • Les commentaires ont des liens propres
  • Un nouveau menu pour la version mobile (Cool quand on attend son téléphone sous FirefoxOS !)
  • On peut maintenant faire des sondages

Et une liste de correction de bugs impressionnante.

Étant sur le pod Diaspora-fr.org, j'ai déjà la chance de me servir de tout ça depuis un bout de temps et c'est parfait !

Vous avez envie de tester ce merveilleux réseau ? Passez par le pod de Framasoft pour la stabilité ou passez par le pod Diaspora-fr.org pour participer et tester les futurs améliorations de Diaspora !

Faites le pont !

Rédigé par dada / 12 mai 2014 / Aucun commentaire

Diaspora_large_new.png

C'est l'une des premières choses qui me vient à l'esprit quand je me demande comment donner plus de peps à Diaspora*, le réseau social alternatif.

Vous êtes encore de nombreux libristes à avoir des comptes Google Plus, Facebook ou Twitter. Je ne vous blâme pas.

Avant, je me disais que ça valait le coup de garder un pied dans ces réseaux tout en utilisant les autres : parler de notre passion libriste parmi les utilisateurs lambda tout en recherchant la compagnie des plus barbus d'entre nous dans des réseaux plus obscures. C'est une solution qui peut satisfaire, et puis fuir ces réseaux est un choix difficile voire impossible à faire.

Ceci-dit, vous pourriez faire un petit quelque chose pour aider les alternatives.

Il n'est jamais rare de tomber sur des articles intéressants sur ces réseaux. Lorsque vous tombez sur l'un deux, pourquoi ne pas alimenter votre compte Diaspora* avec ?

Ça peut paraitre idiot. Copier/coller le contenu d'un Facebook/Twitter dans une instance Diaspora* n'est pas la solution ultime pour faire migrer les gens mais ça y participe, indirectement.

On pourrait croire que la manipulation ne permettrait que de gonfler artificiellement les statistiques des alternatives barbues. Ça serait le cas s'il n'y avait pas la volonté de réellement changer de réseau.

De mon expérience personnelle, je peux vous dire que j'ai reçu des mails d'amis qui me demandaient pourquoi j'avais viré Facebook. Ils avaient l'habitude de me prendre pour leur flux RSS. Ils n'ont pas franchi le pas de l'inscription mais ils savent maintenant qu'ils peuvent me suivre ici et sur mon compte Diaspora*. Un petite victoire.

Vous vous rendrez compte qu'il y a des utilisateurs sur ces réseaux. Ils ne sont pas nombreux, certes, mais souvent bien plus pertinents que les "flooders" des réseaux traditionnels. Avec un peu de chance, vous serez bien plus charmés par leurs réactions et vous préférez poster vos informations chez eux plutôt qu'entre les photos de bouffe et les vidéos de chats de vos "amis" sur Facebook.

Pour finir, on peut essayer d’espérer un effet boule-de-neige. S'il y a plus d'utilisateurs actifs et donc de contenu intéressants sur Diaspora*, il y aura plus d'utilisateurs actifs, donc plus de contenu, donc, etc.

Je ne parle que de Diaspora* puisque c'est une réseau que j'affectionne, mais il n'est pas seul.