Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

Aquaris M10 Ubuntu Touch Edition OTA 12 et 13

Rédigé par dada / 26 septembre 2016 / 5 commentaires




Ça fait un moment que je n'avais pas parlé de ma tablette sous Ubuntu Touch. Pourtant, depuis, j'ai vu passé les mises à jour OTA 12 et 13. Voici  ce qu'on peut en dire.

L'autonomie

C'est une des améliorations qu'on retient de l'OTA 12. L'autonomie de la tablette à littéralement explosée. Avant, la batterie n'hésitait pas à se vider même si on ne faisait rien avec. Maintenant, je peux la laisser une semaine dans un coin, en m'en servant quelques minutes par jour, elle tient. On dirait qu'ils ont vraiment fait un effort de ce coté là.
J'ai d'ailleurs passé ma journée du samedi à ne me servir que de ma tablette et pas de mon vieux PC portable. Je pense que j'aurais réussi à tenir la journée sans la recharger si je n'avais pas regardé plus d'une heure de conférence sur Dailymotion, en Flash.

La gestion du clavier

C'est très con, mais il y a des touches qu'on ne s'imagine pas être si importante : l'arrobase par exemple. Pas moyen de la choper avec mon clavier externe avant cette OTA 13. Je vous laisse imagine la magouille : arriver sur un site, se rendre compte qu'il fait taper un arrobase, basculer sur le clavier intégré, taper sur @ et revenir sur le clavier physique.
Bon, je m'y étais fait, mais c'est quand même vachement plus agréable de ne plus avoir à lutter pour une pauvre touche.
Je constate encore des problème avec l'accent circonflexe. Nul doute que ça sera corrigé un peu plus tard.

Firefox vs Chromium

J'en profite pour enchaîner des navigateurs puisque c'est l'outil indispensable de la tablette. Chromium est intégré à la tablette en mode mobile. C'est l'outil accessible facilement et qu'on peut manipuler avec les doigts. Firefox, mon amour, lui, n'a pas le droit à une version tactile. Je n'ai pas les détails technique mais c'est comme ça. D'après l'organisation des applications, c'est vraisemblablement par qu'il n'est pas compatible avec Mir : bah oui, il est dans les X Apps. X, pour serveur X.
Ces applications, les X Apps, sont bien plus lourdes à l'usage. On sent que la tablette souffre, enfin, on sentait que la tablette souffrait. C'est toujours un peu le cas mais ça va beaucoup mieux. Elles étaient utilisables, maintenant elles sont agréablement utilisable. Notez la différence.
C'est d'ailleurs avec Firefox que je rédige ce billet, qui embarque son correcteur orthographique automatique qui me manquait tant. Oui, parce qu'on peut personnaliser Firefox : Chromium n'a pas l'option pour installer des extensions. Imaginez-vous sur la toile sans bloqueur de pubs et anti-trackers. L'horreur.

La synchronisation du son et de la vidéo

Merci à l'OTA 13 d'avoir corrigé ce problème ! Vous le savez, la tablette est un outil très passible. L'Aquaris M10 sort du lot avec son mode bureau que j'affectionne particulièrement mais elle reste très passive. On traîne sur diaspora*, sur des sites web, on regarde des vidéos, on écoute de la musique, etc. Avant la semaine dernière, regarder des vidéos n'étaient pas une bonne idée : la vidéo prenait toujours de l'avance sur l'audio : un peu comme quand on regarde un film en VO et que les sous-titres foutent le camps alors que le personnage n'a pas encore ouvert la bouche. #Tristitude.
Avec la dernière mise à jour, c'est corrigé. A moi les vidéos maintenant !

Voilà ce que je peux dire à propos de ma tablette. Je crois qu'il en reste en vente, alors, si vous hésitez, c'est le moment d'y réfléchir une nouvelle fois.

N'hésitez pas à ajouter mon compte diaspora* à vos flux RSS, j'y écrit des trucs plus régulièrement que sur mon blog au sujet de mon Aquaris M10.

Flux, mon activité et activité publique : les trois grands axes de diaspora*

Rédigé par dada / 20 septembre 2016 / Aucun commentaire




On se rend parfois compte qu'il est difficile de comprendre le fonctionnement de diaspora* quand on est habitué aux autres réseaux sociaux. Remarque, c'est aussi le cas quand on ne connaît que le fonctionnement de diaspora* et qu'on regarde celui des autres. D'ailleurs, ils sont passablement gonflés si on en croit l'actualité, les salops.
Du coup, en bon utilisateur de diaspora*, voici quelques trucs que vous devriez savoir.

Flux / Stream

C'est la page d'accueil, ou d'entrée de diaspora*. C'est ici qu’apparaissent les derniers messages qui sont susceptibles de vous intéresser : les posts et repartages de vos contacts.
L'information n'y est triée que par ordre chronologique. Le dernier message en date apparaît en premier. Le logiciel ne s'amuse pas à trier les messages pour vous. Une petite pique serait facile à balancer contre Facebook et les autres mais ça sera bien trop simple. Oh, on me dit que.. Oups.

Mon activité

Ici, diaspora* réorganise les informations qui vous sont accessibles par activité. Un message qui date d'il y a 1 an pourra réapparaître en haut de cette page si quelqu'un s'amuse à le déterrer en l'aimant ou commentant. C'est le seul vrai tri qu'on peut retrouver dans diaspora* et son unique but est de vous permettre de retrouver des posts plus facilement en écartant ceux qui ne sont plus actifs. C'est du ménage grossier, mais je vous assure que ça aide. D'ailleurs, ce comportement va légèrement changer avec la prochaine version : seuls les commentaires pourront faire remonter une publication.

Activité publique

Là, c'est encore autre chose. En étant sur un système décentralisé, les utilisateurs de diaspora* brassent une belle quantité d'informations. Il faut pas le dire, je sais, diaspora* est un réseau mort, blabla. Enfin, le fait est que l'information qui n'est pas soumise à vous via l'un de vos tags suivis ou l'un de vos contacts n’apparaîtra pas dans votre Flux/Stream. Ça serait ingérable. Du coup, comme elle peut tout de même vous intéresser, la section Activité Publique est là !
Elle regroupe tout ce qui se passe par votre pod, du plus intéressant à la maudite photo de chat.

Voilà pour ce billet rapide sur le fonctionnement de diaspora*. Comme d'habitude, n'hésitez pas à vous faire un compte sur la framasphere ou sur diaspote et à m'ajouter dans vos contacts pour papoter et échanger des photos de tout sauf de chats !

Android, Nextcloud, son application Contacts, DAVdroid et l'erreur 15

Rédigé par dada / 07 septembre 2016 / Aucun commentaire


Il y a des trucs qui m'ont gonflé ces derniers jours et cette erreur en fait partie :
java.lang.IllegalStateException: [Error 15] PREF parameter value is malformed 
Pas très claire, pas super bavarde, y'a pas pire comme type d'erreur, surtout quand on aime bien gérer son propre serveur pour pouvoir profiter de la synchronisation des contacts de son téléphone avec son instance Nextcloud. Bon, je triche un peu, c'est une erreur Java, c'est plus verbeux que ça, mais j'allais pas déformer ce billet avec son blabla.
J'ai commencé par faire les trucs de base : sauvegarder mes contacts sur le téléphone, vider le carnet d'adresses, vider l'application Contacts de son contenu et lancer une synchronisation après avoir fait ce grand ménage. Rien à faire, ça pétait toujours. #Tristitude

En traînant sur l'internet mondial, j'apprends qu'il y a plusieurs versions du protocole VCard, le format ouvert qui permet l’échange des cartes visites, ou dit plus clairement, l’échange de nos contacts du téléphone. C'est lui que CardDav manipule. On ne va pas rentrer les détails mais, comme tout machin avec une RFC, une ligne de conduite claire, faut filer droit. A priori, les applications qui se cognent la manipulation des VCard savent ce qu'elles font, ou pas.
Je ne sais pas vraiment depuis quand la valeur PREF traîne dans les informations de mes contacts, mais ce merdeux est presque partout et il est mal utilisé. Exemple :
BEGIN:VCARD
VERSION:2.1
N:Johansson;Scarlett;;;
FN:Scarlett Johansson
TEL;CELL;PREF:+42612345678
END:VCARD
Remarquez bien ce maudit PREF qui se balade entre CELL et le numéro de téléphone : il n'a rien à faire ! La ligne TEL doit contenir les informations relatives au 06 du contact, ce que le squatteur ne comprend pas.
Bref, pour corriger la synchro avec Contacts de Nextcloud via DAVdroid, il suffit de le faire sauter. C'est comme ça que j'ai fait, ce n'est sans doute pas la façon la plus propre de faire, mais ça m'a défrustré.

La solution la plus simple, si vous êtes sous GNU/Linux et que vous savez un tout petit peu vous servir d'un terminal, c'est de :
  • Extraire son carnet d'adresse au format CSV
  • Ouvrir un terminal
  • Exécuter la commande suivante :
 sed -i "s/TEL;CELL;PREF:/TEL;VOICE:/g" contacts.vcf 
Avec cette simple manipulation, vous venez de faire sauter la totalité des occurrences de PREF; de votre carnet d'adresse en la remplaçant par VOICE;, qui ne pose pas de souci. Notez qu'il doit existe d'autre formats corrects pour la ligne TEL, vous pouvez fouiller si l'envie vous prend.
Enfin, vous pouvez tranquillement réimporter ce fichier édité dans le carnet d'adresse de votre téléphone et dans Nextcloud, ça marchera tout seul, sans cette fichue error 15.

Partage de fichiers dans un réseau Windows

Rédigé par dada / 02 septembre 2016 / 11 commentaires


Réussir à partager des fichiers dans un environnement Windows semble simple, on installe Samba et c'est plié. J'ai pourtant rencontré trop de problèmes avec cette solution, j'ai lâché l'affaire et je me suis creusé le crâne. Ma situation est la suivante :
  • Un serveur destiné à partager des fichiers chez un hébergeur sous Debian
  • Un réseau familial sous Windows
  • Un besoin basique de sécurité
  • Un besoin de fiabilité
  • Une solution éprouvée
Je gère le serveur sous Debian sans problème. Je m'y connecte déjà en SSH et une paire de clés privée/publique avec un point de montage dans mon Nautilus. Y'a rien à ajouter, ça comble les besoins de sécurité.

Le réseau familial, j'ai absolument pas envie de me prendre la tête avec samba et sa configuration affreusement chiante. J'ai choisi un truc de feignant : Apache. Comme ça, pas de prise de tête, tout se fait via le navigateur. Pourquoi Apache ? Parce que je vais ajouter une pièce dans tout ce merdier : une Raspberry Pi première génération.
L’idée qui m'a traversé l'esprit est la suivante : faire un montage SSHFS sur une Raspberry Pi qui sera la seule à pouvoir se connecter au serveur et qui offrira son contenu aux membres du réseau via une IP privée. L’accès aux données distantes se fait via SSH et Apache s'occupe du reste dans l'unique boucle locale. Note importante : seul celui que a un accès au serveur peut partager des données. Tout se fait en sens unique.

Avec un schéma, ça donne ça :



Le dessin est mauvais, mais l’idée est là : un accès en sens unique pour les PC sous Windows via Firefox. Pour que tout ça tourne bien, il ne faut pas grand chose :
  • Une Raspberry Pi avec Raspbian, un utilisateur avec SSH et une IP fixe
  • Un serveur Apache tournant avec les droits group/user dudit utilisateur pour justement éviter les problèmes de droits (envvars).
  • Un point de montage SSHFS automatique dans le fstab si redémarrage intempestif il y a, et ça arrive toujours. Toujours
  • Un Vhost qui pointe vers ce point de montage
  • Un peu de temps
On se trouve donc avec une installation pas si simple que ça, quoique, mais qui aura le mérite de faire ce que je lui demande dans des conditions honorables. Après, en tant que DevOps (*rire*), je jongle avec ce que je sais faire de mieux : des serveurs, du SSH, de l'Apache et Debian.

Si vous avez des idées plus simples et aussi stables, je suis preneur. Je ne promets pas de les appliquer tout de suite, mais ça sera stocké quelque part.

Ah, et pour finir, je vais essayer de trouver un moyen de rendre l'affichage des fichiers partagés un peu moins laid  parce que le listing du contenant d'un répertoire est vraiment limite sous Apache.
Je me suis bien amusé à faire ça. J’espère que ça va vraiment tenir. Au final, je m’inquiète plus pour ma Raspberry Pi qui traîne en équilibre sur une Freebox que du bon fonctionnement de l'installation ;-)
 

Faites place à diaspora* 0.6.0.0 !

Rédigé par dada / 29 août 2016 / 6 commentaires




Oh, une mise à jour majeure du réseau social libre et décentralisé le plus cool du moment ! Si si, je vous l'assure, c'est le réseau social cool. Pas de doute là-dessus.
On me demande toujours si des gens se servent toujours de ce logiciel libre et si d'autres y codent encore des trucs : bah oui !
Je vous parlais du développeur russe qui avait décroché la cagnotte qu'on avait réuni pour travailler à temps plein pendant plusieurs mois sur des gros morceaux. Il avance et a même fait plein de trucs. Dingue, non ?
Je peux aussi vous parler d'Augier, despote éclairé de diaspote.org, qui a enfin réussi à faire passer son éditeur de post dans la branche stable du projet. Les utilisateurs peuvent enfin agrémenter leurs publications en utilisant des petits boutons plutôt que la page wiki du langage Markdown.



Je suis quand même plutôt fier d'être l'administrateur du pod qui a permis de faire les tests en grandeur nature de cette fonctionnalité : les joies du logiciel libre ! Et en passant, seul diaspote.org profite aussi de ce système dans les commentaires et les messages privés. C'est en phase de test chez nous avant de débarquer plus tard chez tout le monde, pas de panique.

Dans les nouveautés, qui sont quand même plus d'une trentaine, on peut remarquer :
  • L'amélioration de l'affichage des photos partagées avec l'ajout d'un lien vers le post d'où elle est tirée.
  • La récupération des informations d'un profil quand celui-ci est mentionné
  • L'amélioration du système de sondage avec une meilleurs vue bureau et mobile
  • L'accentuation du respect de la vie privée
  • Un tout nouveau thème rafraîchissant
  • Le chat intégré passe maintenant par Prosody et vous permet toujours de s'en servir via votre pod ou via un client XMPP classique
  • Et j'en passe, parce qu'il y en a aussi pour les podmins, mais ça se voit moins

Cette version est surtout un nouveau départ incroyable pour le projet avec la refactorisation impressionnante d'une bonne partie du code source. Y'a qu'à voir la liste de ce que les développeurs ont fait pour avoir le vertige : Refactor. Si ça, ça ne donne pas envie aux développeurs auxquels il reste du temps libre de venir coder avec nous, j'sais pas ce qu'il vous faut !

diaspora* est un projet bel et bien vivant, quoiqu'en disent les grincheux du Web.

Si vous voulez vous marrer, vous pouvez suivre la livraison de cette grosse version en replay avec ce lien. Une partie des développeurs s'est rassemblée pour une toute autre raison et en a profité pour streamer en direct la mise en ligne de diaspora* 0.6.0.0. Ça n'a rien d'incroyable, mais c'est marrant.

Je termine avec l'habituel : si vous voulez tester diaspora*, vous pouvez vous faire un compte sur les innombrables pods qui existent, de mon diaspote.org en version développement en passant par Framasphere de Framasoft, en stable.
Il est possible que certains serveurs ne soient pas encore en 0.6.0.0, elle vient tout juste de sortir et ça demande un peu de temps, patience.

C'est transparent, libre et les administrateurs sont au bout du fil. Ça change des autres réseaux ;-)