Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

Mobile

Streamer sa musique librement

Rédigé par dada / 05 décembre 2017 / 14 commentaires


Il existe des tonnes de façon d'apprécier sa musique sans pour autant la traîner sur des CD ou sur la carte mémoire de son téléphone. Les plus simples consistent à prendre un abonnement chez Deezer ou chez Spotify mais, manque de chance, c'est plein de DRM et ça ne fonctionne pas partout sur la planète. Oui, je reste un grand traumatisé de Spotify : je n'ai jamais réussi à écouter mes playlists alors que je vadrouillais en Syrie (avant !).

Du coup, voici ma solution. Ce n'est peut-être pas la plus simple mais elle me permet de combiner Nextcloud, Sonerezh et Power Ampache. Avec tout ça, j'écoute ma musique via une interface web et via une application mobile partout où je veux et je contrôle tout. Le seul souci, c'est que ça me coûte cher en musique.

Nextcloud ?

Pour n'avoir qu'à copier/coller mes dernières trouvailles dans un répertoire de mon PC. Il va être parcouru par le client de synchronisation : son contenu va donc directement être envoyé sur le serveur de streaming. C'est simple, facile et pour les feignants. En plus, ça fait déjà un backup.

Music ?

C'est l'application qui permet de lire ses fichiers audios dans NC. Ça fait du bon boulot, mais c'est moche et assez lent. Je préfère carrément Sonerezh. Ceci-dit, elle supporte l'API d'Ampache, et ça, c'est cool. Vous le voyez arriver, le lien avec Power Ampache ?

Power Ampache ?

Là, c'est le Graal. Votre NC est configuré, Music fournit l'API d'Ampache : Power Ampache va tout récupérer. Vous avez maintenant du streaming audio de qualité sur votre Smartphone. Bah oui, ça supporte le FLAC, tout ça !
Ah, et pensez à cocher "Offline Songs" si ça vous embête de pomper votre forfait 3/4G.

Sonerezh ?

Quand votre NC récupère vos fichiers audios, vous y avez accès via Music et Power Ampache, mais pas via une belle et rapide interface web. C'est là que Sonerezh débarque.
Pour que ça marche, il faut lui dire d'aller récupérer le contenu de votre répertoire Musique qui est dans Nextcloud, tout simplement.
Perso, je suis passé par le principe du stockage externe de Nextcloud pour que tous les partis puissent se parler, et que je puisse faire du gros copier/coller depuis mon PC sans avoir jamais à me connecter au serveur.

Qu'est-ce que ça donne ?

Sonerezh :



Power Ampache :


Tout cela n'est pas parfait, mais c'est de la bonne bidouille ! Du logiciel libre et un peu d'idées pour ne plus jamais se prendre le choux à gérer sa musique entre le local et le distant. Y'a sans doute plus simple, mais bon, une fois que ce système est en place, on n'a plus qu'à vérifier les tags avec EasyTAG et à faire un copier/coller. Cool.

diaspodon.fr - le bout de Mastodon de diaspote.org

Rédigé par dada / 22 octobre 2017 / Aucun commentaire





Vous le savez, c'est de notoriété publique, je m'occupe du pod diaspora* répondant au doux nom de diaspote.org. C'est mon bout de diaspora* à moi, à Augier et à ses quelques utilisateurs.
Ces derniers mois ont vu naître et grandir Mastodon, le pendant libre de Tweeter. On avait un Facebook libre, nous voici maintenant avec un Twitter libre. Il respecte ce qui me tient à cœur : un internet décentralisé et loin du puritanisme anglo-saxon. J'ai rien contre ce dernier, ce n'est juste pas ma culture. Il m'empêche de voir/lire/écrire ce que je veux.

J'ai rapidement monté un serveur Mastodon sur l'antique machine qui servait à diaspote.org à ses débuts. C'était une installation rapide, lente et pas vraiment sérieuse. Je dois avouer que je ne croyais pas du tout en ce truc essayant de jouer dans les platebandes de Twitter. Raté, comme le prouvent les
plus de 3 500 toots de mon compte.
Dimanche matin, j'ai profité de la météo exécrable de ma Lorraine natale pour migrer diaspodon.fr sur une grosse machine, toute propre et dédiée à son bonheur.

Les inscriptions sont maintenant ouvertes et vous êtes les bienvenus !

Un mot rapide sur la configuration qui vous fera apprécier Mastodon :

- L'extension Stylus avec le script permettant de profiter de toute la largeur de son écran
- L'application Mastalab pour tooter partout où il y a du réseau

Bonnes inscriptions !

Ubuntu Touch OTA-2 disponible et Librem 5

Rédigé par dada / 26 septembre 2017 / Aucun commentaire





J'en parlais il y a maintenant 4 mois, les gars d'UBPorts ont pris le relais de Canonical pour le développement d'Ubuntu Touch. Après nous avoir fait profiter d'une mise à jour en juin, ils reviennent avec une OTA-2 !
Au programme de cette «Over The Air» numéro 2, pas grand chose, qu'on se le dise. Les plus heureux devraient être les propriétaires de Nexus 5 et de OnePlus. Ces deux appareils concentrent la grande majorité des quelques corrections de bug. Ceci-dit, hors de question de bouder une mise à jour, ça ne se fait pas !

Nous avons donc :
  • Amélioration du magasin d'application OpenStore
  • La possibilité de changer facilement entre les canaux stable/RC/développement.
  • Le support direct de Caldav dans le calendrier intégré (!)
  • Correction du crash navigateur quand l'appareil est branché à un écran externe
  • Et le reste par ici.

J'en profite pour balancer un commentaire un peu trollesque sur ce truc :





Comme dit dans les commentaires de ce Toot, après Firefox OS et Ubuntu Touch, j'avoue être devenu très frileux vis-à-vis des tentatives qui s'acharnent à faire des OS pour appareils mobiles. UBPorts fait très bien le boulot sur ma tablette et c'est maintenant hors de question de bidouiller mon téléphone ou d'en acheter un autre. Mon Fairphone 2 ne bougera pas avant de très nombreuses années !

M'enfin, si vous voulez mettre la main à la poche, laissez-vous aller, l'idée sera peut-être un réussite !

UBPorts : retrouver les Desktop Apps

Rédigé par dada / 13 juin 2017 / 1 commentaire




Avec mon passage à UBPorts pour mon Aquaris M10 FDH, j'ai rapidement regretté l'absence des Desktop Apps (Firefox, LibreOffice, etc) de la liste des applications disponibles. Une recherche rapide m'a soulagé : il est possible de les retrouver, mais ça demande un peu d'effort. Voici l'astuce.

Installer le Desktop Apps Scope

Pour installer cette dépendance, il faut passer par l'OpenStore pour installer uApp Explorer. Une fois fait, il faut maintenant passer par l'uApp pour installer le scope Desktop Apps Scope. Cette première étape va vous permettre d'avoir accès aux X Apps que nous allons pouvoir bientôt installer.

Préparer l'appareil

- Il faut maintenant passer l'appareil en mode développeur. On l'active en allant dans les paramètres, puis À propos et en cliquant sur le mode développeur. Notez qu'il faut mettre en place un code de sécurité pour pouvoir le faire. Petit piège.
- Connectez-vous à la tablette depuis votre ordinateur en tapant phablet-shell depuis votre terminal. Elle va vous permettre de vous connecter à votre appareil en SSH, mais la manipulation peut se faire directement depuis un terminal lancé depuis l'appareil.
- Une fois connecté, tapez la commande suivante pour mettre en place le conteneur qui accueillera les applications tournant avec X.
libertine-container-manager create --id ubuntu --name 'ubuntu' 
L'opération va bien prendre 10 min. Allez vous en griller une ou c'que vous voulez. 'ubuntu' sera l'identifiant (id) du conteneur, il est à titre indicatif, vous pouvez mettre ce que vous voulez. Faudra penser à reporter la modif' à l'étape suivante.

Une fois que c'est terminé, il faut rendre le conteneur persistant en tapant ce qui suit :
libertine-container-manager exec --command "/bin/bash" --id ubuntu 
Vous vous prendrez un retour avec de simples warnings dans les dents mais tout va bien, vous êtes dans la matrice et vous pouvez maintenant installer vos applications !

Installer vos applications

Tout simple, un exemple pour Firefox :
apt install firefox 
Et voilà ! Bon, LibreOffice semble ne pas tourner, mais j'ai réussi à faire tourner VLC !

Vous pouvez retrouver l'origine de ce billet par ici.

UBports prend le relai d'Ubuntu Touch

Rédigé par dada / 28 mai 2017 / 3 commentaires




Ubuntu Touch. On va encore raconter que c'est un terrible échec et que blablabla.
Soit, ça n'a pas donné ce qu'espérait un grand nombre de libristes. On pourrait même dire qu'Ubuntu nous a fait le même coup que Firefox OS : on se lance, on fait de la communication dans tous les sens et on finit par laisser tomber le projet, faute de moyen et de croissance.

C'était prévisible. Je me souviens avoir écrit un billet racontant que j'allais supporter l'initiative en choisissant une tablette et non un smartphone. Jouer avec une tablette qui peut se retrouver seule au monde du jour au lendemain, c'est peu gênant. Jouer avec un smartphone, outil du quotidien, qui peut se retrouver loin de mises à jour de sécurité et de stabilité : non.
Enfin, je n'ai pas spécialement suivi les commentaires / articles / billets de blog qui se sont, peut-être, déchaînés après l'annonce de l'abandon par Canonical par simple manque d'intérêt : faut pas jouer, les amis, quand on sait qu'on va perdre.

Ce qui change par rapport à l'aventure Firefox OS, semble-t-il, c'est la force de la communauté d'Ubuntu. Clairement, on dirait qu'elle donne une leçon à celle de Mozilla. Même si les situations sont différentes, certes, les ubunteros semblent avoir réussi à pondre une alternative à UT : UBports. C'est d'ailleurs depuis ma M10 FHD tournant avec l'OS communautaire, que je vous écris ces quelques lignes.

Je vais prendre quelques jours pour faire le tour du propriétaire et je reviendrai pondre un billet sur ce qu'il y a de bien et de moins bien entre la version obsolète d'UT et la nouvelle chose communautaire qu'on appelle maintenant UBports.

Pour celles et ceux qui voudraient déjà se lancer dans l'aventure, la liste des appareils supportés est disponible par ici.