Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

Attention, ce billet se traine depuis plus de 3 mois. Les informations qu'il contient ne sont peut-être plus à jour.


Le retour du FOSDEM 2016

Rédigé par dada / / Aucun commentaire



Franchement, quelle aventure ce FOSDEM. C’était déjà pas mal l’année dernière mais ce fut encore mieux cette année !

Comme on était là-bas pour présenter le dynamisme de diaspora*, je vous laisse traîner par ici et par là pour que vous vous en rendiez compte par vous même. Ici, je vais vous donner les retours des différentes personnes avec qui j'ai parlé pendant ce FOSDEM.

Toujours en vie ?

Alors, celle-là, elle revient tout le temps : Oui ! Le projet diaspora* est toujours en vie et continue son bonhomme de chemin. Nous voir au FOSDEM étonnait, dans le bon sens du terme. Les gens sont heureux de voir que ce projet tient toujours la route. Je ne pourrais pas vous dire combien de personnes m'ont dit qu'elles avaient créé un compte aux premières heures mais qu'elles avaient oublié leurs identifiants depuis, en pensant le projet mort. Eh non. Comme l’année dernière, la bienveillance des visiteurs s'est révélée chaleureuse : ils ont tous un a priori positif, même s'ils ne savent plus vraiment comment ça marche, diaspora*.

Comment ça marche ce truc ?

Après avoir montré que le projet est bien vivant, il faut montrer qu'il est fonctionnel. Rappeler que c'est un réseau décentralisé, ça fait mouche chez les geeks, mais les gens ne comprennent pas vraiment comment. C'est là qu'on a créé le compte FOSDEM2016 en ajoutant les gars du stand et d'autres comme contacts. Avec ça, je pouvais rapidement montrer aux gens que Fla, Framasoft, Jason et FOSDEM2016 sont tous sur des serveurs différents, avec une mention spéciale pour le pod de Jason dont le nom a fait mouche à chaque fois. I Like Toast, c'est quand même pas mal !

Y'a des gens dessus ?

Quelle question... C'est tentant de dire que oui, mais je ne voulais pas vendre du rêve. C'est clair qu'il n'y a pas le quart de l’humanité sur notre réseau social. On est loin des Facebook et Twitter. Ceci-dit, en expliquant avec le sourire qu'on y retrouve des photos de chats et des photos de bouffe, on rassure le badaud. On peut ensuite enchaîner sur ce qui est vrai : moi, par exemple, je ne peux pas lire tout ce qui passe par mon flux ! Avant d'arriver à mon niveau, ça demande un peu d'effort parce que diaspora* ne va pas demander vos goûts en matière de films et de musiques puis vos contacts Gmail pour vous assurer une timeline déjà bien fournie à la première connexion. Il faut un peu travailler ! Et hop, un tacle qui passait bien. Je terminais sur le fait que les posts des utilisateurs sont souvent très engagés et argumentés, ce qui en rend la lecture très instructive.
Après, je restais honnête et les FOSDEMeurs et FOSDEMeuses le savaient déjà : diaspora* ne peut pas faire venir tout le monde et tout le monde ne viendra que si tout le monde est déjà là. Un cercle vicieux, mais bon, on ne peut pas accueillir toute la planète pour le moment.

Comment tester diaspora* ?

Les gens ne savent pas comment tester diaspora*. La notion de pod est étrange, quand on y regarde de plus près. Il a fallu que j'explique que les comptes sont tributaires d'un pod, d'un serveur et qu'il n'est pas encore possible de les déplacer. C'est d'ailleurs le "reproche" le plus dur que j'ai entendu. Du coup, pour tester diaspora*, il faut connaître un pod ou monter le sien sur son serveur. Pour les moins courageux et francophone, je redirigeais vers Framasphere, pour les plus courageux, je leur expliquais que monter son propre pod n’était pas d'une difficulté terrifiante. Je répète, pour les plus courageux. Sinon, je montrais le site de Jason : The Federation. A partir de là, ils voyaient que les pods sont repartis dans plusieurs pays et qu'ils peuvent choisir. En passant par The Federation, j’enchaînais sur l'initiative de Jason, qui voudrait que les réseaux sociaux libres puissent discuter entre eux. Ça marche déjà un peu avec Hubzilla, Friendica et Redmatrix pour le moment, mais il reste Movim, Salut à Toi et d'autres.

Et voilà pour ce billet d’après FOSDEM. J'ai vraiment adoré et j'y retournerai l’année prochaine. Par contre, ce coup-ci, je prendrai le train et consommerai les bières belges avec plus de modération, histoire d’être en état le dimanche et de ne pas me taper 5h de transport au retour !

Merci à Augier et Greenman pour m'avoir supporté !

Je vous propose de finir ce billet sur un truc plutôt chouette : nous avions un stand, contrairement à Movim, Cozy Cloud et Framasoft, alors, vous savez quoi ? On a fait ce qu'on fait de mieux : fédérer ! ;-)



Écrire un commentaire

Quelle est la dernière lettre du mot bkkbc ?