Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

Édito

Linux Mint, mais pourquoi s'en servir ?

Rédigé par dada / 07 décembre 2013 / 2 commentaires

linuxmint2.png


Ceci est un billet partisan, si vous voulez vous énerver dans les commentaires, c'est fait pour ça. Je ne donne que mon points de vue, qui s'appuie sur mon expérience et ma vision du libre.

Non, je n'aime pas Linux Mint. Je vais expliquer pourquoi je ne la conseillerai jamais et continuerai à promouvoir Ubuntu ou Mageia.

C'est une distribution qui fork le fork d'une autre distribution. Ubuntu reprends Debian et Linux Mint reprend Ubuntu. C'est un peu du grand délire.

C'est là la chose qui m’agace le plus dans les histoires de fork dont parlent bien mieux qui moi le prof de maths et le pro des distributions GNU/Linux.

Le fork ne me gène pas.

Le fork du fork, lui, me gène, même s'il apporte quelque chose.

Enfin, dans le cas de Linux Mint, l'intérêt est sacrément limité. On a le droit à une distribution "Out-of-the-Box", comme on dit. Ubuntu ne l'est pas ?

L'interface graphique (Mate) reprend l'antique GNOME 2.x et il parait que ça fait partie de ce qu'apporte Linux Mint aux utilisateurs. Depuis que GNOME possède un mode classique, ça ne sert plus à grand chose. Idem pour Cinnamon qui n'est plus utile non plus. Et personnellement, j'adore GNOME Shell. Les goûts et les couleurs.

Unity, le Cinnamon d'Ubuntu, j'aime bien et c'est très simple d'utilisation. Sans rien expliquer à personne, les utilisateurs d'Ubuntu que je chapeaute s'en sortent tout seul. C'est simple et ça plait aux utilisateurs novices.

Après, il y a Mint Update, Mint Install, Mint Menu, etc. Bon...

Le choix des mises à jour, le buzz du moment. C'est encore du délire. Les gens ont raison de privilégier la stabilité à la mise à jour de sécurité ? Ah bon ? J'ai des souvenirs de mise à jour d'Ubuntu qui déconnaient, c'est vrai. Je n'ai plus Ubuntu sur mes bécanes mais elle tourne sur celles de certains de mes proches et ces problèmes sont de l'histoire ancienne.

Et qu'on reste d'accord : les mises à jour complètes du système pouvaient filer la migraine mais pas les mises à jour de sécurité.

Ces histoires de stabilité bancale d'Ubuntu pendant les mises à jour ne méritent plus qu'on s'y attarde.

On me dit qu'on peut aller activer les mises à jour de Mint qui ne se font pas automatiquement en allant dans les options du gestionnaire de paquets ou en installant Synaptic. Tout simplement.

Oh ? En gros, il faut un peu bidouiller.

C'est exactement ce qu'il faut faire pour avoir une Ubuntu sans Unity, Mir, stable, sécurisée, sans les liens avec Amazon & co. Bidouiller.

Je reprends doucement.

  • Les gens disent qu'Ubuntu ne leur plaît pas.
  • Les gens disent qu'il faut configurer Ubuntu pour en faire un truc viable.
  • Les gens préfèrent se servir de Linux Mint parce que c'est "Out-of-the-box".
  • Configurer Linux Minit permet d'avoir toutes les mises à jour de sécurité en perdant un peu de stabilité, éventuellement.
  • Avec le point précédent, on se trouve avec une Linux Mint configurée pour fonctionner dans le cas, qui pour moi, est le pus important.

wtfmeme.png

En gros, on fait exactement le même genre de manipulations pour se retrouver avec une Ubuntu parfaitement utilisable, et qui n'est que le fork de Debian, elle.

Linux Mint aurait sans doute réussi à rentrer dans mes bonnes grâce se elle avait transformé l'essai Debian. Frédéric BEZIES l'ajoute dans les ratés qu'il connait bien.

En attendant, c'est un simple fork d'un fork qui n'apporte que peu de chose par rapport à une Ubuntu. Ça m'agace vraiment.

Utilisateurs de Linux Mint, restez calme. Je ne suis qu'un homme seul avec ses pensées et vous êtes beaucoup, trop.

Il est temps de revenir sous Firefox

Rédigé par dada / 18 novembre 2013 / Aucun commentaire

Google vient d'annoncer qu'il allait se mettre à contrôler l'intégralité des extensions disponibles pour Chrome. A la bonne heure.

Firefox_New_Logo.png

Dans cet article de Numerama, ils parlent de la conséquence que cela peut avoir sur AdBlock, extension permettant de bloquer les publicités. C'est sans doute la future première victime de la nouvelle politique de Google.

Qu'est-ce qui empêcherait Google de faire sauter l'extension de blocage de publicité la plus populaire de la toile ? Absolument rien, surtout quand celle-ci s'attaque directement au nerf de la guerre de Google : les revenus publicitaires.

On dirait clairement que Google se met à copier Apple, tout comme Microsoft qui unifie son WIndows Phone Store et son Windows Store. Tout se centralise pour mieux emprisonner le consommateur dans son écosystème en lui laissant une fausse illusion de choix. Une fausse impression offerte par le loisir qu'a l’utilisateur d'installer les extensions de son choix. Choix qu'il ne sait pas être faussé.

On peut encore se tourner vers cet autre article de Numerama qui raconte comment le mode de vie américain qui moi, petit français, trouve souvent ridicule, influe sur le consommateur sans que celui-ci en soit vraiment conscient.

Alors, vous, libriste, je vous invite cordialement à revenir de Chrome à Firefox et à faire passer le message autour de vous. Il sera assez simple de convaincre vos amis de passer sous Firefox dès qu'ils auront sous les yeux une page web pourrie par les publicités.

Utilisez Firefox, utilisez du libre !