Blog de dada

DevOps, bidouilleur et routard plein de logiciels libres

FOSDEM

Retours du FOSDEM 2017

Rédigé par dada / 10 février 2017 / Aucun commentaire




Trois ans que des membres de diaspora* se déplacent en Belgique pour montrer aux libristes que notre tendre réseau social est toujours vivant, toujours debout.

Déjà 3 ans ! J'ai du mal à me rendre compte du temps qui passe et le FOSDEM fait partie des événements qui me resynchronisent avec la réalité. En 2015, nous étions partis à l'aventure, nous faisons maintenant partie du décor !



Par rapport à l'année dernière, en plus d'allemands, de français, d'un finlandais et d'un suisse, nous avons découvert IRL le russe qui avait décroché les fonds de la campagne de financement participatif pour refondre la fédération et ajouter de quoi jouer dans le core du logiciel : Senya !
Un vrai bon gars qu'on a déjà prévu de revoir. A priori en Finlande mais rien n'est encore arrêté.

Cette troisième édition s'est fait remarquer part la création d'une nouvelle salle de jeu : la Decentralized Room, ou la AW 125 pour les intimes. Remarquée de par sa petite taille et la foule qui voulait s'y engouffrer : 60 places, c'était vraiment trop peu. J'ai malgré tout réussi à y entrer pour encourager et supporter l''ami Fla qui y présentait la conférence suivante :


Le libre, la décentralisation et les consciences politiques qui vont avec (quoi qu'en disent certains) bougent des foules de curieux. Super nouvelle !

Trois jours pendant lesquels nous avons beaucoup parlé, à tel point que Lukas a frôlé l'extinction de voix en plein milieu de l’événement. Il faut dire que les curieux étaient au rendez-vous : on parle de plus de 8 000 visiteurs tout de même ! Des visiteurs dont le discours a évolué : on ne nous demande plus si le projet tourne mais où il en est. Les gens qui viennent nous voir en nous demandant ce qu'est diaspora* sont toujours là mais beaucoup moins nombreux qu'avant. Comme quoi, communiquer, ça paie bien !

Je ne ferai pas l'erreur de lister les gens avec qui j'ai parlé, de peur d'en oublier, mais sachez que j'ai vraiment apprécié chaque discussion et le cours de français autour de la prononciation de Bruxelles ! ;-)

J'ai profité de l'événement pour utiliser ma tablette dans un environnement critique : tenir un stand sans PC, c'est fichtrement gênant mais j'ai quand même pris le pari de ne me servir que de mon Aquaris M10 Ubuntu Edition. Je suis assez content du résultat : pas de panne, pas de comportement vraiment bizarre. Tant mieux, je n'avais pas pris de PC de rechange ! Et c'était plutôt cool de choper ma tablette à pleine main pour faire des démos sous le nez des visiteurs !
Au passage, celle-ci n'est plus disponible à l'achat depuis le site de BQ. Dommage.

Dans les trucs que nous avons utilisé en grandeur nature, je peux rapidement vous parler du tchat de diaspora*. Nous avons tous un pod sur lequel il est activé, coup de bol ! Bon, Telegram resta l'outil principal, certes, mais quand même !

Bref, le FOSDEM, ce lieu de rencontre et d'échange nous a encore permis, podmins, développeurs et simples utilisateurs, de nous retrouver autour de succulentes bières belges et rien que pour ça : Merci !
Par contre, promis, l'année prochaine, je trouverai le temps pour m'organiser un peu mieux pour, au moins, assister à plus d'un talk. #Tristitude

Ah, pour les photos, foncez faire un tour sur votre pod et cherchez le tag #FOSDEM ou #FOSDEM2017.

Un stand diaspora* au FOSDEM 2017

Rédigé par dada / 17 janvier 2017 / 6 commentaires


C'est enfin officiel ! Nous serons au FOSDEM ce premier week-end de février ! Les bénévoles sont au courant depuis un bout de temps mais j'attendais d'avoir mes billets de train pour vous l'annoncer officiellement.

C'est donc maintenant certain : Augier et moi, podmins de diaspote.org, seront pour la troisième année consécutive au Free and Open Source Software Developers' European Meeting à Bruxelles. Ça se passera du samedi 4 au dimanche 5 février.

Nous y retrouverons une équipe de bénévoles internationaux formée de français, d'allemands. d'un suisse, un américain, un finlandais et j'en passe. De mémoire, je crois que nous serons une petite dizaine pour vous accueillir et parler pendant deux jours de diaspora* et de l'univers des réseaux sociaux libres.

Nous serons dans le bâtiment K :




C'est un sacré plaisir de se retrouver là-bas avec les copains. Les belges nous offrent vraiment un super événement où il fait bon traîner et faire des rencontres. L'année dernière, le stand diaspora* s'était transformé en vrai outil de fédération avec des gars de Framasoft, de Movim et d'autres. A priori, ça devrait être un peu la même cette année !

Belgique oblige, la dégustation de bière sera aussi de la partie : viendez trinquer, on n'est pas méchant !

A tantôt !

Le retour du FOSDEM 2016

Rédigé par dada / 02 février 2016 / Aucun commentaire



Franchement, quelle aventure ce FOSDEM. C’était déjà pas mal l’année dernière mais ce fut encore mieux cette année !

Comme on était là-bas pour présenter le dynamisme de diaspora*, je vous laisse traîner par ici et par là pour que vous vous en rendiez compte par vous même. Ici, je vais vous donner les retours des différentes personnes avec qui j'ai parlé pendant ce FOSDEM.

Toujours en vie ?

Alors, celle-là, elle revient tout le temps : Oui ! Le projet diaspora* est toujours en vie et continue son bonhomme de chemin. Nous voir au FOSDEM étonnait, dans le bon sens du terme. Les gens sont heureux de voir que ce projet tient toujours la route. Je ne pourrais pas vous dire combien de personnes m'ont dit qu'elles avaient créé un compte aux premières heures mais qu'elles avaient oublié leurs identifiants depuis, en pensant le projet mort. Eh non. Comme l’année dernière, la bienveillance des visiteurs s'est révélée chaleureuse : ils ont tous un a priori positif, même s'ils ne savent plus vraiment comment ça marche, diaspora*.

Comment ça marche ce truc ?

Après avoir montré que le projet est bien vivant, il faut montrer qu'il est fonctionnel. Rappeler que c'est un réseau décentralisé, ça fait mouche chez les geeks, mais les gens ne comprennent pas vraiment comment. C'est là qu'on a créé le compte FOSDEM2016 en ajoutant les gars du stand et d'autres comme contacts. Avec ça, je pouvais rapidement montrer aux gens que Fla, Framasoft, Jason et FOSDEM2016 sont tous sur des serveurs différents, avec une mention spéciale pour le pod de Jason dont le nom a fait mouche à chaque fois. I Like Toast, c'est quand même pas mal !

Y'a des gens dessus ?

Quelle question... C'est tentant de dire que oui, mais je ne voulais pas vendre du rêve. C'est clair qu'il n'y a pas le quart de l’humanité sur notre réseau social. On est loin des Facebook et Twitter. Ceci-dit, en expliquant avec le sourire qu'on y retrouve des photos de chats et des photos de bouffe, on rassure le badaud. On peut ensuite enchaîner sur ce qui est vrai : moi, par exemple, je ne peux pas lire tout ce qui passe par mon flux ! Avant d'arriver à mon niveau, ça demande un peu d'effort parce que diaspora* ne va pas demander vos goûts en matière de films et de musiques puis vos contacts Gmail pour vous assurer une timeline déjà bien fournie à la première connexion. Il faut un peu travailler ! Et hop, un tacle qui passait bien. Je terminais sur le fait que les posts des utilisateurs sont souvent très engagés et argumentés, ce qui en rend la lecture très instructive.
Après, je restais honnête et les FOSDEMeurs et FOSDEMeuses le savaient déjà : diaspora* ne peut pas faire venir tout le monde et tout le monde ne viendra que si tout le monde est déjà là. Un cercle vicieux, mais bon, on ne peut pas accueillir toute la planète pour le moment.

Comment tester diaspora* ?

Les gens ne savent pas comment tester diaspora*. La notion de pod est étrange, quand on y regarde de plus près. Il a fallu que j'explique que les comptes sont tributaires d'un pod, d'un serveur et qu'il n'est pas encore possible de les déplacer. C'est d'ailleurs le "reproche" le plus dur que j'ai entendu. Du coup, pour tester diaspora*, il faut connaître un pod ou monter le sien sur son serveur. Pour les moins courageux et francophone, je redirigeais vers Framasphere, pour les plus courageux, je leur expliquais que monter son propre pod n’était pas d'une difficulté terrifiante. Je répète, pour les plus courageux. Sinon, je montrais le site de Jason : The Federation. A partir de là, ils voyaient que les pods sont repartis dans plusieurs pays et qu'ils peuvent choisir. En passant par The Federation, j’enchaînais sur l'initiative de Jason, qui voudrait que les réseaux sociaux libres puissent discuter entre eux. Ça marche déjà un peu avec Hubzilla, Friendica et Redmatrix pour le moment, mais il reste Movim, Salut à Toi et d'autres.

Et voilà pour ce billet d’après FOSDEM. J'ai vraiment adoré et j'y retournerai l’année prochaine. Par contre, ce coup-ci, je prendrai le train et consommerai les bières belges avec plus de modération, histoire d’être en état le dimanche et de ne pas me taper 5h de transport au retour !

Merci à Augier et Greenman pour m'avoir supporté !

Je vous propose de finir ce billet sur un truc plutôt chouette : nous avions un stand, contrairement à Movim, Cozy Cloud et Framasoft, alors, vous savez quoi ? On a fait ce qu'on fait de mieux : fédérer ! ;-)



diaspote in backstage

Rédigé par dada / 27 janvier 2016 / 10 commentaires





Le FOSDEM, c'est à la fin de la semaine, déjà ! C'est pour moi l'occasion de vous partager le fonctionnement de diaspote.org, notre pod diaspora avec Augier. Parce que oui, même si les utilisateurs s'en cognent royalement la plupart du temps, j'ose espérer que ceux de diaspora* seront un peu plus curieux. Les autres, vous pouvez venir flooder avec nous, c'est open bar !

Ce billet est un peu technique mais je vais essayer de faire simple, promis.

Debian powered

Diaspote.org tourne sur une Debian Jessie 8.3. Ceux qui me lisent depuis un moment savent que c'est mon système d'exploitation libre de prédilection, c'est donc un choix classique.
Ce serveur est automatiquement mis à jour via ce qu'on appelle les unattended-upgrades. C'est une configuration que je croyais classique mais je peux vous certifier que ce n'est pas toujours le cas dans le milieu professionnel.
Ça permet de ne plus se soucier des mises à jour de sécurité, les plus critiques : elles se font toutes seules la nuit, quand les utilisateurs dorment, et moi aussi. Un mail me prévient quand c'est fait, histoire de me rassurer, mais je n’hésite jamais à accélérer le processus quand c'est une faille sévère, autant dire rarement.

Scaleway to heaven

Déjà dit mais voici la configuration matériel du serveur :
  • 2 Go de RAM
  • 60 Go d'espace disque
  • ARMv7 4 cores
C'est peu mais ça passe ! On ne fait tourner, nativement, qu'un serveur MySQL (pas de MariaDB encore) et un serveur Apache. Le reste, c'est pour diaspote.

À votre service

C'est un truc assez récent, il date de cette semaine. Avant, nous avions un screen dans lequel le processus diaspora tournait, mais ça, c’était avant. Maintenant, nous avons un script qui nous simplifie la vie. Plus besoin de lutter avec un screen encombrant : nous voici capables de faire un start et stop proprement, en passant par systemd.
Juste après cette configuration, pour des raisons de gestion des faibles ressources dont nous disposons et à cause de la consommation mémoire de diaspora*, nous avons une tache planifiée, un cron dans le jargon, qui relance diaspote toutes les nuits à 4h20 du matin. Ça vide la mémoire, ça soulage et ça n'affecte en rien l'utilisation du pod.
Pour les curieux, il existe un système d'auto-protection dans les OS libres : l'OOMKiller. Ce petit nom est plus clair quand on dit Out Of Memory Killer, je ne sais pas trop comment le traduire en français, mais c'est assez clair, non ? Quand un processus, genre diaspora, se met à consommer assez de mémoire vive pour mettre en danger le fonctionnement du serveur en entier, l'OOMK dézingue ce qu'il peut autour pour essayer de sauver la situation. En général, ça finit mal.

Statistiques à Facette

C'est toujours chouette de voir, réellement, ce qu'il se passe sur son serveur avec des graphiques. Un mail de temps en temps, c'est mignon mais loin d’être sexy. Facette s'occupe de ça pour nous. Il s'occupe d'organiser toutes les informations sur l’état du réseau, de la charge serveur, du CPU et de la RAM en superbes graphiques. C'est beau, c'est efficace et ça permet de connaître exactement l'heure d'un incident et de donner les premières indications, comme un souci de mémoire. Au hasard.

En parlant d'incidents, je suis en train de mettre en place un Cachet. C'est un outil de suivi. Il va nous permettre d'annoncer les futures opérations et de garder une trace de tout ce qui a pu se passer. Une mémoire des crashs, en gros. Il sera rapidement disponible à l'adresse suivante : status.diaspote.org.


Le reste des opérations consiste à mettre à jour le pod avec les dernières améliorations tirées du dépôt Github. Avec ce que nous avons là, l'installation est bien stable et ne plante plus. Ça reste à confirmer, on n'est jamais 100% couvert et il suffit d'en parler pour se prendre une mauvaise blague en pleine figure.

En quelques chiffres

C'est dans cette partie du billet qu'on redescend sur Terre. J'en parle souvent ici, diaspora* n'est pas un outil inconnu, mais il souffre d'un manque cruel : des utilisateurs. Si on se penche sur les statistiques de diaspote, on parle de 39 utilisateurs inscrits pour 22 actifs. C'est pas mal, on dépasse les 55% d'utilisateurs actifs, qui se sont connectés ces 4 dernières semaines. Sauf que ce ne sont que des statistiques et que 90% de ces comptes ne sont pas du tout actifs. Tant pis. On ne se compare pas vraiment aux autres réseaux, mais c'est dommage. D'ailleurs, on a déjà assez de photos de chats comme ça ;-)

FOSDEM 2016 nous voilà !

Rédigé par dada / 19 janvier 2016 / Aucun commentaire


Comme l’année dernière, une équipe de développeurs, de podmins et d'utilisateurs va s'envoler pour la Belgique pour représenter notre beau réseau social diaspora* au FOSDEM du 30 au 31 janvier.





Le FOSDEM, c'est une institution pour les développeurs et les utilisateurs de logiciels libres et open source. C'est une occasion en or pour rencontrer et discuter avec les créateurs des logiciels que nous utilisons au quotidien. ET accessoirement, de choper des stickers, des tshirts, etc à l’effigie des logiciels, langage de programmation ou encore distribution préférés !

Bref, diaspora* y sera présent, avec un stand à nous, un étendard, des stickers et des barbus. Je ne sais pas encore dans quel coin de l'ULB nous seront mais j’espère que nous seront aussi bien entourés que l’année dernière : entre la FSFE et ownCloud.

N’hésitez pas à venir nous voir, on ne mord pas, et même s'il y a beaucoup de chance pour que nous soyons en train de parler anglais, nous "switcherons" pour troller clavarder avec tout le monde !

Toutes les informations sur l'événement sont disponibles sur le site officiel, aussi disponible en cliquant sur la discrète image qui traîne depuis quelque temps à la droite de ce billet.